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Les républicains critiquent le discours d'Obama sur Al-Qaïda et Guantanamo

23/05/2013 05:14 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Les républicains du Congrès américain ont vivement réagi jeudi aux annonces du président Barack Obama sur la stratégie antiterroriste américaine, et notamment sa décision de relancer une tentative de fermeture de la prison militaire de Guantanamo.

"Nous nous trouvons toujours dans un long et difficile conflit contre Al-Qaïda", a déclaré le sénateur républicain John McCain lors d'une conférence de presse, jugeant que les propos de Barack Obama relevait "d'un degré d'irréalisme incroyable".

"Al-Qaïda se développe partout au Moyen-Orient, du Mali au Yémen", a-t-il souligné, critiquant une partie du discours dans lequel M. Obama a expliqué que le risque terroriste avait décru aux Etats-Unis.

Rappelant l'attaque de la mission diplomatique américaine de Benghazi (Libye) par des miliciens islamistes et l'attentat de Boston, le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Ed Royce, a estimé que "le président continu(ait) à sous-estimer la grave menace qu'Al-Qaïda et ses terroristes affiliés représentent".

"Ce n'est pas le moment d'abandonner les gros efforts que nous menons pour assurer la sécurité des Américains", a déclaré le républicain.

L'annonce de nouvelles mesures pour tenter de transférer vers leurs pays d'origine certains détenus de la prison militaire de Guantanamo a aussi été critiquée par les républicains.

John McCain, pourtant favorable à la fermeture de la prison, a dénoncé l'absence de "plan cohérent" de l'administration.

Son collègue Saxby Chambliss, de la commission du Renseignement, reste opposé à la libération des prisonniers, qualifiant les 166 détenus de "tueurs".

M. Obama a annoncé qu'il allait lever le moratoire sur le transfèrement de détenus, "au cas par cas".

Les élus du Congrès ont inscrit dans la loi dès décembre 2010 l'interdiction de facto de tout transfèrement de détenus de Guantanamo sur le sol américain. Le retour dans leur pays d'origine est en outre soumis à des conditions très strictes, le pays d'accueil devant être capable de garder le contrôle sur les ex-détenus et de les empêcher de s'engager dans des activités terroristes.

"Est-ce que le Yémen a montré qu'ils étaient plus capables de surveiller ces individus? Absolument pas. Si on transférait ces individus au Yémen, cela reviendrait à les libérer", a dit Saxby Chambliss.

ico/lor

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