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Le pétrole finit quasi stable à New York, aidé par un rebond technique

23/05/2013 03:08 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont fini proches de l'équilibre jeudi à New York, aidés par un rebond technique à l'approche d'un long week-end aux Etats-Unis, qui a revigoré un marché plombé à l'ouverture par un mauvais indicateur manufacturier chinois.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a lâché 3 cents à 94,25 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après être descendu en cours d'échanges jusqu'à 92,21 dollars.

Les cours du brut ont ainsi mis un terme à leur fort mouvement de baisse entamé la veille, parvenant à se redresser en deuxième partie de séance après avoir flirté avec le seuil des 92 dollars dans la matinée, sous lequel il n'est pas descendu depuis début mai.

"Les courtiers, qui ont pu engranger de bons bénéfices depuis le début de la semaine, se sont mis à la recherche d'opportunités d'achats, et ont voulu se débarrasser de leurs paris à la baisse avant le week-end (férié) de Memorial Day" aux Etats-Unis, a expliqué Rich Illczyszyn, de iiTrader.com.

En effet, les opérateurs anticipaient une forte demande en essence au cours d'un week-end qui lance traditionnellement la saison des grands départs estivaux en voiture aux Etats-Unis.

"Personne ne veut prendre le risque d'être trop pessimiste", a ajouté M. Illczyszyn.

La remontée des cours a par ailleurs été accompagnée par un rebond des indices boursiers à Wall Street et par une baisse du billet vert sur le marché des changes, un mouvement qui a tendance à favoriser les achats de brut.

Libellé en dollars, l'or noir devient en effet plus intéressant pour les acheteurs munis d'autres devises en cas de recul de la monnaie américaine.

Les cours du pétrole ont aussi bénéficié d'une bonne nouvelle sur le front de l'emploi aux Etats-Unis avec un recul plus fort que prévu des inscriptions au chômage la semaine dernière.

Dans la matinée, les cours du brut avaient pâti d'une vague d'anxiété qui s'était propagée sur les marchés financiers mondiaux à la suite de l'annonce d'une contraction de la production manufacturière en Chine, la deuxième économie mondiale et le deuxième consommateur de brut de la planète.

Perçue par les experts comme un signal que la croissance du géant asiatique pourrait continuer à ralentir, cette nouvelle avait notamment fait chuter l'indice Nikkei à la Bourse de Tokyo de plus de 7%.

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