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Cellules embryonnaires humaines créées par clonage: des erreurs dans l'étude

23/05/2013 01:39 EDT | Actualisé 23/07/2013 05:12 EDT

L'étude qui avait fait état le 15 mai de la création pour la première fois de cellules souches embryonnaires humaines par clonage contient des erreurs qui n'en modifient toutefois pas les résultats, a indiqué mercredi son principal auteur à la revue britannique Nature.

Shoukhrat Mitalipov, de l'Université de la santé et des sciences d'Oregon, a expliqué que trois de ces inexactitudes étaient intervenues en assemblant les données dans la précipitation pour la publication de l'étude acceptée par la revue américaine Cell seulement trois jours après lui avoir été soumise.

Quant à la quatrième erreur elle ne pose aucun problème, a jugé ce chercheur.

Mais, a insisté Shoukhrat Mitalipov, "les résultats sont bien exacts, les lignes de cellules souches embryonnaires existent bel et bien".

Ce sont des remarques anonymes postées sur le site scientifique PubPeer qui ont pointé ces erreurs sur des illustrations et des images utilisées dans l'étude.

Le chercheur mis en cause a indiqué qu'il s'était entretenu avec son co-équipier Masahito Tachibana qui a compilé les données. Ce dernier a confirmé que l'étude contenait quelques erreurs.

Ces scientifiques ont aussi dit qu'ils allaient parler avec la revue Cell ce jour pour préparer une correction.

Martin Pera, un expert des cellules souche à l'Université de Melbourne en Australie, a déploré dans l'article de Nature le fait que ces chercheurs aient notamment utilisé la même image pour illustrer deux propriétés différentes entre des cellules souches provenant d'un embryon humain et celles produites par clonage.

"Les explications apportées par les auteurs de la recherche sont plausibles mais nous devons attendre les résultats d'une enquête approfondie", a-t-il estimé.

Pour Robin Lovell Badgen, qui dirige le département de génétique à l'Institut National de la Recherche médicale à Londres, ces erreurs sont le résultat de la précipitation pour publier l'étude.

"On devrait leur donner la possibilité de s'expliquer et de corriger ces erreurs", a-t-il dit à Nature.

js/mdm

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