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Washington reconnaît que quatre Américains ont été tués par des tirs de drones

22/05/2013 07:30 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - L'administration Obama a reconnu pour la première fois, mercredi, que quatre citoyens des États-Unis avaient été tués par des tirs de drones américains depuis 2009 au Pakistan et au Yémen.

Cette information a été transmise au Congrès à la veille d'un important discours sur la sécurité nationale que doit livrer le président Barack Obama.

Il était déjà connu que trois Américains avaient été tués lors de frappes effectuées par des drones américains dans le cadre d'opérations de lutte antiterroriste à l'étranger, mais le procureur général du pays, Eric Holder, a révélé des détails qui étaient jusqu'alors demeurés secrets, y compris le fait qu'un quatrième citoyen américain avait été tué.

Lors de ses opérations de lutte antiterroriste contre al-Qaïda et ses alliés, le gouvernement a ciblé et exécuté un citoyen américain, Anwar al-Awlaki, en septembre 2011.

Washington était également au courant que trois autres de ses ressortissants avaient été tués par des tirs de drones américains, a indiqué Eric Holder dans une lettre envoyée à Patrick Leahy, président du comité judiciaire du Sénat.

Ces trois individus ont été tués lors de frappes antiterroristes depuis 2009, mais ils n'avaient cependant pas été ciblés, a précisé M. Holder.

Les trois hommes sont Samir Khan, assassiné dans le cadre de la même frappe que celle ayant entraîné la mort d'Anwar al-Awlaki; le fils de 16 ans de ce dernier, Abdulrahman, qui a aussi été tué au Yémen, deux semaines plus tard; et Jude Kenan Mohammed, qui a été tué lors d'une frappe de drone au Pakistan.

«Depuis son arrivée en poste, le président s'est clairement engagé à offrir au Congrès et au peuple américain autant d'informations que possible à propos de nos délicates opérations antiterroristes», a écrit M. Holder à M. Leahy.

«À cette fin, le président m'a demandé de révéler certaines informations qui étaient auparavant confidentielles, poursuit M. Holder. L'administration est déterminée à poursuivre ces initiatives de communication avec le peuple américain.»

Mise au courant de ces nouvelles informations, Amnistie internationale a vertement critiqué le recours croissant aux drones pour l'exécution de terroristes présumés et mis en doute la légalité de ces opérations.

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