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USA: la violation de la propriété intellectuelle coûte 300 milliards par an (rapport)

22/05/2013 06:41 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

La violation de la propriété intellectuelle d'entreprises américaines par des groupes étrangers coûte aux Etats-Unis 300 milliards de dollars chaque année, selon un rapport publié mercredi par une commission appelant notamment à une approche plus ferme face à la Chine.

Cette étude menée pendant 11 mois par une commission co-présidée par l'ex-ambassadeur des Etats-Unis en Chine et ex-candidat à la présidentielle Jon Huntsman souligne que ce coût correspond au montant de l'ensemble des exportations annuelles des Etats-Unis vers l'Asie.

"L'importance de la violation de la propriété intellectuelle des groupes américains est aujourd'hui, selon nous, sans précédent", a déclaré M. Hunstman à des journalistes.

Selon la commission, la Chine est responsable de 50 à 80% de ces vols, une situation qui découle de la politique de Pékin, selon ces experts, qui a axé son développement en grande partie sur les exportations.

Le rapport ajoute que les efforts américains pour y remédier se sont avérés vains, les accords commerciaux ne parvenant pas à régler ce problème, et la Chine évoluant trop lentement pour répondre aux attentes des Etats-Unis et de ses autres partenaires commerciaux.

Il appelle donc les autorités américaines à prendre des mesures plus fortes, comme par exemple passer au crible l'attitude des compagnies étrangères par rapport à la propriété intellectuelle quand elles sont soumises à des contrôles pour investir aux Etats-Unis.

Ce rapport est publié à quelques jours d'un sommet entre Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping, en Californie les 7 et 8 juin, qui sera leur première rencontre depuis que M. Xi a pleinement pris les rênes de son pays.

Les contentieux les plus aigus entre les deux pays concernent les dossiers économiques au sens large, les Etats-Unis ayant reproché à la Chine, grand exportateur de produits manufacturés, de s'offrir une compétitivité à bon compte en sous-évaluant sa monnaie.

Le cyber-espionnage et le vol de données sensibles américaines, gouvernementales et privées, attribuées à Pékin --qui a nié en bloc--, ont été mentionnés à de multiples reprises comme des dossiers brûlants par M. Obama.

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