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Se retrouver à l'avant est un facteur important au Grand Prix de Monaco

22/05/2013 01:36 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

MONACO, Monaco - Le Grand Prix de Monaco de Formule-1 devrait être moins une affaire de dégradation de pneus et davantage une affaire de position de tête, en fin de semaine.

C'est une bonne nouvelle pour Sebastian Vettel de l'équipe Red Bull et une moins bonne pour Kimi Raikkonen de Lotus.

Vettel, triple champion en titre de Formule-1, domine le classement des pilotes, quatre points devant Raikkonen, qui a rétréci l'écart en terminant deuxième au Grand Prix d'Espagne, deux rangs devant Vettel.

C'était la troisième deuxième place d'affilée pour Raikkonen, qui est à la recherche d'un deuxième titre de champion de F1.

Le Finlandais sera toutefois confronté à un problème majeur: les qualifications. Il ne s'est retrouvé sur la première ligne de départ qu'une seule fois cette saison, à Bahrein le mois dernier.

Ça pourrait jouer contre lui sur le circuit urbain de Monaco, où il notoirement difficile de doubler.

«C'est une piste si étroite et sinueuse, vous devez être très alerte et concentré. Les dépassements sont presque impossible, a souligné Raikkonen. Nous devrons voir comment les pneus réagiront et s'il y a de bonnes stratégies à déployer. Mais la chose la plus importante sera de bien se qualifier.»

Mark Webber a gagné la course en partant de la position de tête, l'an dernier, et Vettel avait fait de même en 2011 — procurant à Red Bull trois victoires de suite.

Au cours des 10 dernières années, seul Lewis Hamilton, il y a cinq ans, et Juan Pablo Montoya, il y a 10 ans, l'ont emporté en ne partant pas de la position de tête.

Quand Raikkonen a gagné en 2005, il a mené du début à la fin. Cette saison, son superbe sens tactique, jumelé à une utilisation judicieuse des vulnérables pneus Pirelli, lui ont permis de rester à vue d'oeil de Vettel.

Monaco, avec son circuit en forme de tube, est unique parce que les conducteurs sont cordés dans des rues très minces et ils doivent rester concentrés pendant près de deux heures afin d'éviter les sorties de piste ou de s'écraser contre les murs.

«C'est très difficile ici, presque impossible en fait, d'avoir une fin de semaine parfaite, a dit Raikkonen. Ma victoire en 2005 demeure une de mes plus mémorables.»

Les pilotes vont atteindre des vitesses de pointe moins élevées, les pneus vont donc moins s'user et on fera moins d'arrêts aux puits.

L'équipe Red Bull a hâte d'en découdre, après avoir terminé derrière les deux voitures Ferrari à Barcelone, il y a deux semaines.

Fernando Alonso a gagné, Felipe Massa a pris le troisième rang, et Webber est arrivé derrière Vettel dans une course effrénée au cours de laquelle il y a eu près de 80 arrêts aux puits en raison de la dégradation rapide des pneus.

Red Bull a été une des équipes qui s'est plainte le plus cette saison de la situation des pneumatiques et Pirelli a promis d'apporter des changements après le Grand Prix du Canada, le mois prochain.

À Monaco, ça ne devrait pas poser problème.

Les chances sont minces qu'Alonso répète l'exploit de Barcelone, quand il est parti de la cinquième place sur la grille avant de l'emporter. Il aura besoin d'une solide performance en qualifications afin d'ajouter une victoire à Monaco à celles acquises en 2006 et en 2007.

Alonso occupe le troisième rang au classement cumulatif, 17 points derrière Vettel, avec Hamilton au quatrième rang à 39 points du meneur.

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