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Les USA reconnaissent avoir tué l'imam Aulaqi et trois autres Américains

22/05/2013 04:56 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont formellement reconnu pour la première fois mercredi avoir tué l'imam radical Anwar Al-Aulaqi ainsi que trois autres ressortissants américains lors de frappes anti-terroristes depuis 2009.

Dans une lettre envoyée au Congrès, le ministre de la Justice Eric Holder a admis que Washington était à l'origine de la mort de l'imam Aulaqi au Yémen en 2011. Les trois autres, dont le fils d'Aulaqi, n'étaient pas spécifiquement visés, a-t-il précisé dans ce document publié à la veille d'un discours du président Barack Obama sur sa politique antiterroriste.

Anwar Al-Aulaqi, né aux Etats-Unis dans une famille yéménite, avait été abattu dans un bombardement de drone au Yémen, ainsi que deux autres Américains: son propre fils de 16 ans, Abderrahmane Al-Aulaqi, et Samir Khan, propagandiste en anglais d'Al-Qaïda.

Aulaqi était accusé par Washington d'être l'inspirateur de la branche d'Al-Qaïda au Yémen, et d'avoir été impliqué dans une série de tentatives d'attentats, dont celle conduite sur une compagnie aérienne américaine à Noël 2009 par un jeune Nigérian qui avait caché des explosifs dans ses sous-vêtements.

Le quatrième ressortissant américain tué à l'étranger par les Etats-Unis a été identifié par M. Holder sous le nom de Jude Kenan Mohammed, qui selon sa fiche de recherche de la police fédérale (FBI), est né fin 1988 en Floride et se trouverait au Pakistan.

Cette fiche ne fait pas mention de son décès et indique qu'il est recherché pour "association de malfaiteurs en vue d'apporter un soutien matériel à des terroristes".

La mort d'Anwar Al-Aulaqi avait été qualifiée par le président Barack Obama de "coup très dur à la branche la plus active d'Al-Qaïda". Mais l'administration américaine n'avait jamais formellement reconnu qu'elle était à l'origine de la frappe de drone qui lui avait coûté la vie, même si cela ne faisait aucun doute.

Le ministère américain de la Justice, confronté aux critiques d'associations de défense des droits de l'homme, a affirmé avoir mis sur pied un argumentaire encadrant de telles éliminations d'Américains à l'étranger, qui entrent directement en conflit avec le droit à bénéficier d'une procédure judiciaire disposé par la Constitution.

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