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Les gouvernements mènent la vie dure aux organisations syndicales, selon la CSQ

22/05/2013 10:35 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

LA MALBAIE, Qc - La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, estime que les gouvernements mènent la vie dure aux organisations syndicales.

Réunis en conseil général jusqu'au 24 mai au Manoir Richelieu de La Malbaie, près de 300 délégués de la CSQ discutent de l'avenir du syndicalisme.

Pour Mme Chabot, il est clair que le rôle qui est confié aux syndicats va beaucoup plus loin que les représentations aux tables de négociations. En ce sens, elle considère que le contexte politique malmène les actions syndicales tant du côté d'Ottawa que de Québec.

Louise Chabot estime que plusieurs acteurs tentent de limiter l'action syndicale. Elle insiste sur le fait que le travail politique est tout aussi important et que les syndicats ont souvent joué un rôle d'agent de transformation sociale.

Elle compte d'ailleurs amorcer sous peu des représentations auprès des différents partis politiques pour discuter de fiscalité. Mme Chabot ne croit pas que les politiques d'austérité doivent être au rendez-vous, mais que l'État doit faire en sorte de permettre à chacun de faire sa juste part.

Au terme d'une première année mouvementée à la tête de la CSQ avec la fin des grèves étudiantes, une campagne électorale et une importante réforme fédérale de l'assurance-emploi, Louise Chabot a confirmé le lancement d'une grande réflexion afin de mieux représenter la réalité du marché du travail.

Mme Chabot dit que le milieu du travail est nettement différent, aujourd'hui, de ce qu'il était dans les années 1960. De plus en plus, le marché est caractérisé par des horaires atypiques, des emplois contractuels et des postes à statut précaire.

La présidente parle d'un nécessaire renouveau syndical tant dans ses manières d'agir que dans les façons de rejoindre ses membres.

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