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Le pétrole finit en nette baisse à New York, après les stocks et la Fed

22/05/2013 03:15 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont nettement reculé mercredi à New York, creusant leurs pertes après l'annonce inattendue d'un bond des réserves d'essence aux Etats-Unis, dans un marché digérant aussi des signaux contrastés de la Banque centrale américaine (Fed).

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a cédé 1,90 dollar à 94,28 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du brut, qui avaient ouvert en légère baisse, ont fortement accentué leurs pertes après la diffusion des chiffres hebdomadaires des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis pour la semaine achevée le 17 mai.

"Ce qui a surtout pesé sur le marché a été l'annonce d'un grand bond des réserves d'essence alors que les opérateurs pariaient sur des stocks plus faibles à l'approche de la saison estivale" des grands déplacements en voiture et avant un week-end férié aux Etats-Unis, selon John Kilduff de Again Capital.

En effet, les stocks d'essence ont bondi de 3 millions de barils alors que les experts pariaient sur un repli de 100.000 barils.

D'autre part, si les stocks de pétrole brut ont reculé, leur baisse s'est révélée deux fois moindre que prévu, à 300.000 barils, restant encore relativement proche de son niveau record en au moins 31 ans atteint début mai.

Autre nouvelle préoccupante du côté de l'offre: les réserves de brut stockées à Cushing, dans l'Oklahoma (sud), où le pétrole qui sert de référence au WTI s'est accumulé ces derniers mois, ont encore gonflé de 500.000 barils, à 50,2 millions de barils.

"Ces chiffres soulignent les tendances profondément baissières pesant actuellement sur le marché", a commenté Gene McGillian, courtier et analyste chez Tradition Energy.

D'autre part, un ensemble de nouvelles en provenance de la Fed ont laissé le marché quelque peu désorienté sur l'avenir de la politique monétaire ultra-accommodante des Etats-Unis, perçue comme un moteur essentiel des achats d'actifs risqués, comme les matières premières et le brut.

Le président de l'institution Ben Bernanke a d'abord souligné les risques d'un tour de vis prématuré de la politique monétaire qui pourrait "ralentir ou arrêter la reprise", lors d'une audition devant une commission du Congrès américain.

Mais il a par la suite ajouté "qu'un resserrement pourrait intervenir au cours des prochaines réunions (de l'institution) si les conditions économiques le permettaient", a détaillé Gene McGillian.

La diffusion des minutes de la dernière réunion de la Fed début mai "ont aussi montré que le débat était ouvert au sein de (la banque centrale) sur un éventuel coup de frein dès le mois de juin", a remarqué M. Kilduff.

ppa/jum/sam

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