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L'écueil du départ de Bachar Al-Assad toujours présent

22/05/2013 08:40 EDT | Actualisé 22/07/2013 05:12 EDT

C'est une partie d'échecs doublée d'une course contre la montre qui se joue autour du conflit syrien. En attendant la conférence internationale prévue en juin à Genève, les deux parties avancent leurs pions tentant d'obtenir le maximum de concessions de la part de l'adversaire.

D'un côté, les opposants et leurs alliés veulent imposer le départ du président Bachar Al-Assad comme préalable à toute négociation, de l'autre côté, le régime répond que le sort du président syrien est entre les mains des Syriens, soit lors des élections présidentielles prévues en 2014.

Réunis à Amman mardi, le groupe baptisé les Amis de la Syrie (Occidentaux, monarchies du Golfe et la Turquie) et la Coalition nationale syrienne ont répété que le président syrien n'aura aucun rôle à jouer dans la future Syrie.

Les alliés de l'opposition ont promis d'intensifier leur aide jusqu'à la formation d'un gouvernement de transition.

De son côté, le régime, qui n'a pas annoncé officiellement sa participation à la conférence internationale, tente de reprendre la main sur le terrain militaire pour faire basculer le rapport de force en sa faveur.

Depuis quelques jours, les troupes syriennes ont repris quelques villages dans la région stratégique de Qousseïr.

Il semble que leur avancée dans cette région est d'une telle ampleur que l'opposition a demandé aux différents groupes rebelles du pays de renforcer les insurgés à Qousseïr.

La Coalition nationale syrienne a également demandé d'établir un couloir humanitaire à Qousseïr. Elle a aussi réclamé aux combattants du Hezbollah libanais, qui appuie le régime, de se retirer des combats.

L'opposition, minée par les divisions, doit se réunir jeudi à Istanbul pour élire un nouveau chef et décider de sa participation à la conférence internationale.

Avant la rencontre des Amis de la Syrie, le secrétaire d'État américain John Kerry a demandé au président syrien de s'engager pour la paix et de quitter le pouvoir.

« Dans l'éventualité [...] où le régime Assad ne veut pas négocier de bonne foi [...], nous évoquerons également notre soutien incessant et croissant aux opposants », a averti M. Kerry, lors d'une conférence de presse.

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