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Yvon Michel estime avoir embauché un boxeur d'exception en Artur Beterbiev

21/05/2013 02:58 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le Groupe Yvon Michel et l'entraîneur Marc Ramsay n'étaient pas à la recherche de nouvelles recrues, mais ils ont jugé qu'ils ne pouvaient tout simplement pas laisser filer l'occasion quand Artur Beterbiev s'est dit prêt à passer aux rangs professionnels.

Le Russe d'origine tchétchène sera en mesure de rivaliser avec les meilleurs mi-lourds de la planète d'ici deux ans à deux ans et demi, ont avancé les dirigeants de GYM, mardi, lors d'un point de presse visant à faire connaître le boxeur de 28 ans. Celui-ci a signé un contrat de trois ans avec le promoteur québécois et fera ses débuts chez les pros à l'occasion du gala du 8 juin au Centre Bell.

Cette soirée, tenue en marge du Grand Prix du Canada de Formule 1, mettra en vedette Adonis Stevenson et Chad Dawson.

Beterbiev, un boxeur parfaitement ambidextre, devrait disputer l'un des premiers combats du gala. Cet affrontement sera à surveiller, s'il faut en croire tous les superlatifs qu'ont utilisés Michel, son bras droit Bernard Barré et Ramsay à son endroit.

«Il faut remonter à Leonard Dorin, qu'Yvon avait embauché pour jeter les bases d'InterBox à l'époque, pour trouver un athlète au passé aussi prestigieux en boxe olympique», a dit Barré de Beterbiev, qui a été champion du monde en 2009 et a participé aux deux derniers Jeux olympiques, s'inclinant chaque fois contre l'éventuel médaillé d'or.

«Il est bâti pour la boxe professionnelle, a continué Barré. Il n'aura pas besoin d'une longue période de transition parce qu'il est un boxeur qui aime la bagarre. Il aime se tenir près de son adversaire, sans reculer.

«Il va être dans le top-10 mondial d'ici deux ans à deux ans et demi, et les gens vont avoir beaucoup de plaisir à le voir boxer.

«Il s'est entraîné pendant un mois avec nous et à chaque fois qu'il se retrouvait dans le ring, quelqu'un venait me voir pour dire 'Wow, Yvon, t'aurais dû voir ce qu'il a fait', a raconté Michel au sujet d'un boxeur qu'il a dit très habile pour son gabarit. Tout le monde, un après l'autre, était impressionné par ce qu'il faisait.»

Ramsay a indiqué que Barré et lui ont répéré Beterbiev dès 2007, à l'occasion des Championnats du monde tenus à Chicago. Ils n'ont toutefois pas ouvert leur jeu tout de suite, puisqu'à l'époque les boxeurs russes avaient tendance à se greffer au groupe Sauerland ou à d'autres promoteurs européens.

GYM étant devenu plus influent depuis ce temps, le promoteur québécois a pu avoir le dessus quand Beterbiev s'est déclaré prêt à faire le saut au cours des derniers mois.

«J'ai eu des offres d'Allemagne, des États-Unis et du Canada, et j'ai choisi GYM parce que j'y ai trouvé les dirigeants qui avaient les plus grandes qualités morales, a expliqué Beterbiev, qui se dit un homme religieux, par l'entremise de sa gérante et interprète Anna Reva. C'est avec eux que je me suis senti le plus désiré, le plus bienvenu.»

Selon Michel, sa capacité à convaincre Beterbiev de se joindre à GYM ne s'est pas tant résumée à une question d'argent, mais plutôt à sa volonté d'offrir un environnement et un encadrement qui lui plaisaient.

En Beterbiev, qui compte prendre des leçons de français dans les plus brefs délais, Michel dit avoir mis la main sur un boxeur qui est prêt à consacrer toute sa vie à la boxe — il a laissé femme et enfants en Russie pendant qu'il fait ses premiers pas ici —, qui a le potentiel pour se bâtir une bonne base de partisans en raison de son style spectaculaire et qui est capable d'exceller en toutes circonstances, y compris lors des combats disputés en territoire hostile.

«On n'était pas à la recherche de nouveaux talents puisqu'on avait déjà plusieurs boxeurs qui arrivent à maturité, mais quand une occasion comme celle-là se présente, ç'aurait été péché de ne pas la saisir», a lancé Michel, qui a par ailleurs lancé en boutade — ou peut-être pas tant que ça, finalement — qu'avec Beterbiev, Stevenson, Jean Pascal et Elieder Alvarez, son écurie peut maintenant lorgner «les titres unifiés des quatre divisions de poids chez les mi-lourds, mais à quatre boxeurs différents».

Le premier adversaire de Beterbiev, le 8 juin, sera l'Américain de 32 ans Ray Smith (9-6). Celui-ci a perdu ses trois derniers combats, dont deux par arrêt de l'arbitre.

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