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WikiLeaks: des témoignages à huis clos lors du procès Manning (juge)

21/05/2013 05:23 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Des témoins déposeront à huis clos lors du procès du soldat Bradley Manning, taupe présumée de WikiLeaks, afin de préserver des informations confidentielles, a décidé mardi une juge militaire américaine.

Vingt-quatre témoins, parmi lesquels plusieurs ambassadeurs, s'exprimeront à huis clos devant la cour martiale lors de ce procès qui débute le 3 juin, a tranché la juge Denise Lind, lors d'une ultime audience préliminaire à Fort Meade (Maryland, est des Etats-Unis).

Le droit à un procès public du jeune soldat Bradley Manning doit être mis en balance avec le risque que des diplomates et agents de renseignement rendent publiques par erreur des informations confidentielles lorsqu'ils témoigneront, a-t-elle jugé.

A l'issue de ces séances à huis clos, la cour publiera les minutes de l'audition expurgées des contenus classifiés.

Le secret des débats sera "strictement délimité", a promis la juge. Elle a par ailleurs prévenu qu'elle ne permettrait pas que les plaidoiries s'orientent sur un débat général sur la politique étrangère américaine à l'occasion, lorsque la fuite des câbles diplomatiques sera évoquée.

Les discussions portant sur leur contenu devront être "brèves, limitées et ciblées" au risque de voir les débats "se transformer en procès de la politique internationale dans de nombreuses régions du monde", a-t-elle justifié.

Bradley Manning, ancien analyste du renseignement en Irak, est notamment accusé de "collusion avec l'ennemi", le plus lourd des 22 chefs d'inculpation qui pèsent sur lui, et encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il est accusé d'avoir transmis au site WikiLeaks, entre novembre 2009 et mai 2010, des milliers de documents militaires américains sur les guerres en Irak et en Afghanistan et 260.000 dépêches du département d'Etat.

Les procureurs militaires ont par ailleurs accepté mardi que l'accusé plaide coupable pour l'un des chefs d'accusation relatif à un câble diplomatique de l'ambassade américaine en Islande, que Manning a reconnu avoir divulgué à WikiLeaks. Avec ce plaider coupable partiel, la peine maximale encourue par Manning passe de 162 à 154 ans.

ddl/mra/sam

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