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USA: le gendre de Ben Laden défend son choix d'avocat, poursuivi pour fraude

21/05/2013 02:47 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Le gendre d'Oussama ben Laden, accusé de terrorisme, a fermement défendu mardi à New York le choix de son principal défenseur, en dépit des mises en garde répétées d'un juge estimant qu'il faisait là une "erreur, contraire ses intérêts".

"Dans la vie, tous les choix ont des risques et je suis prêt à prendre celui-ci", a déclaré lors d'une audience au tribunal fédéral de Manhattan Souleymane Abou Ghaith, alors que le juge Lewis Kaplan soulignait que son avocat Stanley Cohen, poursuivi pour fraude fiscale, risquait de ne pas avoir accès à certains documents classifiés.

Ce choix "est une erreur. Il est contraire à vos intérêts", a insisté le juge.

M. Cohen, spécialiste des affaires de terrorisme, qui a entre autres défendu le n°2 du Hamas, Moussa Abou Marzouk, dans les années 1990, a été inculpé dans une affaire de fraude fiscale. Et le juge avait déjà la semaine dernière mis en garde Abou Ghaith, 47 ans, contre le risque de voir son avocat partir en prison pendant son procès, et sur le fait que l'accès à certains documents classifiés lui serait refusé.

"Je comprends les problèmes potentiels. Mais je pense qu'ils pourront me défendre", a déclaré le gendre d'Oussama ben Laden.

Cet ancien porte-parole d'Al-Qaïda est inculpé de "complot visant à tuer des ressortissants américains". Il encourt la réclusion à perpétuité.

Le début de son procès est prévu le 7 janvier 2014.

Gaith avait plaidé non coupable le 8 mars, puis avait décidé de changer son équipe d'avocats.

Marié à Fatima, une des filles de Ben Laden, il a été selon l'acte d'accusation au service d'Al-Qaïda de mai 2001 à 2002.

Au lendemain des attentats du 11-Septembre, qui ont fait près de 2.900 morts aux Etats-Unis, il avait notamment parlé au nom d'Al-Qaïda aux côtés de ben Laden et d'Ayman al-Zawahiri, avertissant que "la tempête ne s'arrêterait pas, en particulier la tempête des avions".

Abou Ghaith a été arrêté fin janvier à Ankara, après avoir traversé la frontière avec l'Iran où il était installé en famille depuis 2002.

La Turquie l'aurait ensuite expulsé vers la Jordanie le 1er mars, et c'est là qu'il aurait été arrêté par des agents de la CIA, puis transféré à New York.

mar-bd/are

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