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Subvention pour l'emploi : les conservateurs défendent leur campagne publicitaire

21/05/2013 09:33 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT


Le gouvernement conservateur défend ses publicités télévisées portant sur la nouvelle subvention canadienne pour l'emploi en faisant valoir que des gens posent déjà des questions sur cette mesure budgétaire, qui n'a pas encore été mise en place.

La secrétaire parlementaire de Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), Kellie Leitch, défend la coûteuse campagne publicitaire, alors que des membres de l'opposition affirment que le gouvernement Harper fait la promotion un programme qui n'existe pas encore.

Pour l'heure, le programme en question n'est rien d'autre qu'un concept qui doit encore être négocié avec les gouvernements provinciaux et des représentants du milieu des affaires.

Plusieurs provinces, dont le Québec, ont fait part de leur inquiétude - voire de leur hostilité - concernant le financement tripartite pour la formation de la main-d'œuvre. La subvention canadienne pour l'emploi ne devrait pas être approuvée par le Parlement avant plusieurs semaines ou plusieurs mois.

Les néo-démocrates veulent savoir pourquoi le gouvernement Harper achète du temps d'antenne publicitaire pendant les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui coûte, disent-ils, jusqu'à 190 000 $ la minute.

Le ministère fédéral a par ailleurs confirmé que les subventions n'existaient pas. Si tout se passe bien et que les provinces donnent leur accord, elles pourraient être disponibles à compter de l'an prochain.

Un courriel d'une porte-parole de RHDCC précise que les subventions « seront mises en place dans le cadre du renouvellement de l'entente sur le marché du travail avec les provinces et les territoires en 2014-2015 », et que le « concept final sera négocié avec les provinces et territoires au cours de la prochaine année ».

Québec a déjà annoncé son rejet du programme tripartite, affirmant que l'argent offert représentait des compressions en subventions fédérales à la formation, tout en donnant à Ottawa plus de pouvoirs dans un champ de compétence provinciale.

L'Ontario, l'Alberta et les premiers ministres des provinces de l'Atlantique ont quant à eux fait part de leurs réserves concernant le programme.


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