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Stephen Harper cherche à contrer un scandale au Sénat canadien

21/05/2013 02:17 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre canadien Stephen Harper s'est dit mardi "bouleversé" par un scandale au Sénat impliquant son chef de cabinet et un élu indélicat, et a cherché à le contrer en prônant une réforme de la chambre haute et une "culture de la transparence".

Intervenant devant son parti conservateur, il n'a toutefois pas précisé ce qu'il savait lui-même de l'affaire au moment où son chef de cabinet, Nigel Wright, avait signé un chèque de 90.000 dollars pour permettre au sénateur Mike Duffy de rembourser rapidement des notes de frais injustifiées.

"Je suis très bouleversé par des comportements que nous avons observés, par la conduite de certains parlementaires et celle de mon propre bureau", a-t-il affirmé à propos du scandale, le premier à toucher ses services depuis son arrivée au pouvoir en 2006.

Les médias n'ont pas été autorisés à lui poser des questions et comme il devait partir ensuite pour le Pérou et la Colombie, l'opposition ne pourra le faire au parlement avant vendredi au plus tôt.

Le chèque pour M. Duffy avait été tiré sur le compte personnel de M. Wright et ce dernier a affirmé n'avoir pas consulté M. Harper au sujet de ce "don".

Le Nouveau parti démocratique (gauche), principale formation d'opposition, a demandé à la police fédérale d'enquêter sur la légalité de cette opération, tandis que les libéraux ont réclamé un débat d'urgence à la chambre.

M. Harper a évoqué le besoin de réformer la chambre haute. "Le statu quo au Sénat est inacceptable", a-t-il dit aux députés conservateurs. "Les Canadiens veulent que le Sénat change".

Les médias ont toutefois rappelé que M. Harper prône une réforme, voire l'abolition, du Sénat depuis plusieurs années sans jamais passer à l'acte, ce qui peut s'expliquer par l'opposition des provinces canadiennes et des sénateurs eux-mêmes.

Un audit des comptes du Sénat a révélé des irrégularités concernant les frais de logement de deux autres sénateurs, le conservateur Patrick Brazeau - par ailleurs poursuivi pour viol - et le libéral Marc Harb. Une sénatrice conservatrice, Pamela Wallin, qui pourrait faire l'objet de reproches similaires, a quitté son parti vendredi.

via/jl/are

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