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Soderbergh et Sorrentino débarquent à mi-parcours, la Palme déjà très disputée

21/05/2013 12:50 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

A mi-parcours de la compétition, et avec déjà plusieurs films méritant de figurer au palmarès, l'Américain Steven Soderbergh, réalisateur prolifique est entré dans la course à la Palme d'or avec son nouveau long métrage, "Ma vie avec Liberace", l'un des films les plus attendus. En tête d'affiche, Michael Douglas y campe un hallucinant pianiste homo, roi du bling bling, une performance qui pourrait lui valoir un prix d'interprétation, peut-être aussi pour Matt Damon, son partenaire dans le film. Soderbergh raconte l'histoire de Wladiu Valentino Liberace, le showman le mieux payé des Etats-Unis pendant les années 60. Dans un tout autre genre, l'Italien Paolo Sorrentino, également en compétition, a présenté "La Grande bellezza", aux accents félliniens. Le cinéaste livre un regard sur la décadence morale d'une certaine Italie doublé d'un hommage à la splendeur de Rome, aux accents felliniens.

- Palmarès - A mi-parcours, une comédie des frères Coen, un pamphlet chinois contre la corruption et un drame familial étouffant étaient en tête des pronostics pour la Palme d'or du 66e festival de Cannes qui sera remise dimanche. Après dix films présentés en compétition sur vingt, le film des frères Coen "Inside Llewyn Davis", sur les tribulations d'un chanteur de folk dans le Greenwich village d'avant Bob Dylan, était en tête des oeuvres les plus appréciées par les critiques internationaux interrogés par le magazine professionnel Screen. Les critiques français réunis par Le Film Français préféraient "Le passé" de l'Iranien Asghar Farhadi, oscarisé pour "Une séparation" et qui a cette fois tourné en France un drame familial entre divorce et familles recomposées. Le Chinois Jia Zhangke se plaçait dans les deux cas en embuscade avec l'impressionnant "A touch of sin", fresque épique et sombre sur une Chine en plein développement économique. Venaient ensuite dans un mouchoir de poche le film japonais "Tel père, tel fils" de Hirokazu Kore-Eda, "Jeune et jolie" du Français François Ozon ou "Borgman" du Néerlandais Alex Van Warmerdam.

- La confidence du jour - La voix étranglée par l'émotion, Michael Douglas ("Ma vie avec Liberace") a déclaré en conférence de presse être "éternellement reconnaissant envers Steven Soderbergh de l'avoir attendu" pour faire ce film. "C'était juste après mon cancer (de la gorge, ndlr). Il m'a fait un grand cadeau avec ce rôle", a-t-il dit. Pour entrer dans le personnage, Michael Douglas avoue avoir été "angoissé" car il "n'avait pas la taille ni la carrure de Liberace".

- L'amuseur du jour - Arrivé mardi à Cannes, Jamel Debbouze est à l'affiche de "Né quelque part" de Mohamed Hamidi, film présenté hors compétition, en séance spéciale. L'acteur et humoriste, co-produit de ce premier long métrage sensible sur le thème des origines et de l'identité, interprète un cousin du "bled" magouilleur. Debbouze, qui a reçu avec les autres acteurs du film "Indigènes" de Rachid Bouchareb un prix d'interprétation à Cannes en 2006, a animé la séance photo mercredi sur la terrasse du Palais des festivals en faisant des bonds de marsupilami. Le réalisateur du film est un ancien professeur d'économie et cofondateur du Bondy blog avant de travailler avec Jamel, dont il a mis en scène et co-écrit le dernier spectacle.

- Le message du jour - Le président de la République a demandé à la ministre de la Culture de transmettre aux professionnels français du 7e art réunis à Cannes un message dans lequel François Hollande réaffirme "sa détermination et son engagement au service de la préservation de l'exception culturelle".

Paris s'oppose à ce que l'audiovisuel figure dans des négociations pour un accord de libre-échange entre l'UE les Etats-Unis, qui doivent être ouvertes prochainement, au nom du respect de ce principe de "l'exception culturelle", qui consiste à faire de la culture une exception dans les accords internationaux.

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