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Obama ne veut pas que des journalistes soient poursuivis (porte-parole)

21/05/2013 03:46 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Le président Barack Obama ne veut pas que des journalistes fassent l'objet de poursuites judiciaires aux Etats-Unis parce qu'ils ont fait leur travail, a affirmé mardi son porte-parole, après la révélation d'une nouvelle affaire de surveillance présumée d'un reporter.

"Si vous me demandez si le président pense que des journalistes devraient être poursuivis parce qu'ils font leur travail, la réponse est non", a affirmé Jay Carney lors de son point de presse quotidien, après avoir été une nouvelle fois interrogé sur le cas de James Rosen.

Documents à l'appui, le Washington Post a affirmé dimanche que ce journaliste de Fox News avait été visé en 2010 par une enquête sur des fuites concernant la Corée du Nord et impliquant un responsable du département d'Etat. Ce dernier fait l'objet de poursuites.

Le quotidien a affirmé que le parquet fédéral avait utilisé les informations du badge magnétique d'accès de M. Rosen au département d'Etat, obtenu des relevés téléphoniques pour isoler l'origine des fuites et même obtenu un mandat pour accéder à sa boîte aux lettres électronique privée. Un document interne du parquet le qualifierait de participant présumé à une "association de malfaiteurs".

Ces révélations ont mis une nouvelle fois la Maison Blanche sur la défensive, une semaine après que l'agence de presse Associated Press (AP) se fut indignée d'une saisie de ses relevés téléphoniques par le parquet fédéral.

Comme la veille, M. Carney a refusé de s'exprimer sur une "enquête en cours", mais a assuré que le président Obama défendait le droit de la presse à effectuer du journalisme d'investigation, dans le cadre du premier amendement de la Constitution qui sanctuarise la liberté d'expression.

Mais il a aussi dit qu'il était nécessaire de trouver un "équilibre" entre ces libertés et les contraintes de sécurité nationale.

Apparemment pour calmer la controverse née de l'affaire de la surveillance d'AP, la Maison Blanche avait annoncé la semaine dernière l'exhumation au Congrès d'une loi sur la protection des sources des journalistes, alors qu'elle a été critiquée dans le passé par les défenseurs de la liberté de la presse pour sa lutte sans merci contre les fuites d'informations confidentielles.

col-tq/rap

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