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Élections présidentielles en Iran: deux importants candidats exclus

21/05/2013 06:17 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Les autorités électorales iraniennes ont exclu mardi deux candidats qui auraient pu changer la donne aux élections présidentielles de juin. Un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad et un ancien président qui avait donné de l'espoir aux réformistes ont ainsi été écartés.

Leur exclusion ouvre la voie aux candidats appuyés par les dirigeants pour succéder à M. Ahmadinejad, qui a perdu l'approbation des religieux à la tête du pays après des années de conflits dans les hautes sphères du pouvoir iranien.

Le geste marginalise aussi davantage les voix modérées et celles de d'opposition en Iran, alors que les leaders du pays font face à des défis de taille comme des sanctions internationales et des pourparlers tendus avec les puissantes mondiales au sujet du programme nucléaire iranien.

La liste électorale officielle, annoncée à la télévision d'État six heures plus tard que prévu, n'incluait pas deux personnages importants: l'ancien président iranien Akbar Hashemi Rafsanjani et Esfandiar Rahim Mashaei, protégé du président Mahmoud Ahmadinejad.

Esfandiar Rahim Mashaei a qualifié la décision d'injuste et a dit qu'il ferait appel de la décision auprès du chef suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Les huit hommes qui ont été approuvés en tant que candidats incluaient des candidats considérés comme loyaux au dirigeants religieux, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, le maire de Téhéran Mohammad Bagher Qalibaf et le principal négociateur nucléaire iranien, Saeed Jalili.

Seul l'un des candidats approuvés, Mohammad Reza Aref, pourrait plaire aux modérés en raison de son rôle de vice-président sous l'ancien président réformiste Mohammad Khatami.

Les autres candidats assureraient quant à eux un front uni des dirigeants religieux et de la présidence après des années d'instabilité politique pendant le règne de M. Ahmadinejad. Ce dernier a défié les vastes pouvoirs de la théocratie de prendre toutes les décisions et d'établir les politiques.

Les présidentielles iraniennes auront lieu le 14 juin.

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