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Le pétrole finit en baisse à New York, dans un marché sur ses gardes

21/05/2013 03:15 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont fini en baisse mardi à New York, après avoir évolué dans une fourchette étroite de prix à la veille de la sortie des stocks de brut hebdomadaires aux Etats-Unis et d'un discours du patron de la banque centrale américaine.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 55 cents à 96,16 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les cours du pétrole font les frais ces derniers temps d'une bataille entre des forces opposées", a commenté Rich Ilczyszyn, de iiTrader.

"D'un côté le marché du brut est amplement approvisionné, de l'autre, le marché actions (américain) pousse toujours plus haut et il est de saison, avant le week-end (férié dit) de Memorial Day, que les prix montent avant le début des départs en vacances" et d'une augmentation de la demande en essence, a-t-il précisé.

Les prix évoluent de fait depuis quelques semaines dans une fourchette de prix très limitée, de 92 dollars à 97 dollars le baril.

"Une telle évolution annonce un fort coup de barre, à la hausse ou à la baisse, d'ici peu", a estimé M. Ilczyszyn.

Les courtiers regardaient notamment avec anxiété du côté de la Réserve fédérale américaine (Fed), dont le patron, Ben Bernanke, doit s'exprimer mercredi devant une commission du Congrès américain, avant la diffusion des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de l'institution.

Nombreux, en effet, étaient ceux qui anticipaient des indications sur un éventuel changement de cap de la Fed, qui procède à des achats massifs d'actifs financiers pour stimuler l'économie américaine.

Si l'annonce d'un ralentissement de ces injections de liquidités pénaliserait les achats d'actifs considérés plus risqués, comme les matières premières, cela se traduirait également par une baisse du dollar, favorable aux achats de brut.

Les opérateurs restaient aussi prudents à la veille de la diffusion des chiffres du département américain de l'Energie (DoE) sur les réserves de brut, qui sont considérés comme un baromètre de la demande du géant américain.

"On s'attend à ce que le ministère annonce un recul des stocks de brut", a souligné Matt Smith, de Schneider Electric.

Ces anticipations, que les experts justifiaient par une accélération saisonnière de l'activité des raffineries avant l'été, ont limité le recul des cours, alors que les réserves d'or noir s'étaient hissées début mai à des plus hauts en 31 ans.

ppa/jum/are

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