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Jugée coupable d'assassinat, une Américaine implore le jury de l'épargner

21/05/2013 04:30 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

Une Américaine jugée coupable d'assassinat dans l'Arizona (sud-ouest) pour avoir notamment lardé son petit ami de 27 coups de couteau a imploré mardi le jury de l'épargner, après avoir dans un premier temps affirmé préférer la peine de mort à la prison à vie.

Jodi Arias, 32 ans, avait été jugée coupable le 8 mai de l'assassinat en 2008 de son compagnon Travis Alexander, alors âgé de 30 ans, dans une attaque particulièrement violente où la victime avait eu la gorge tranchée et reçu 27 coups de couteau ainsi qu'une balle dans la tête.

Peu après le verdict de culpabilité, Jodi Arias avait déclaré dans un entretien télévisé qu'elle préférait être exécutée que d'écoper de la perpétuité.

Mardi devant le jury réuni à Phoenix, la jeune femme a dans un retournement de situation exprimé son changement de position et essayé de lister toutes les bonnes choses qu'elle pourrait accomplir derrière les barreaux.

"J'ai fait de nombreuses déclarations publiques dans lesquelles je disais que je préférerais la peine capitale à la prison à vie. Pour moi, la vie en prison semblait la pire des solutions imaginables, je me disais que je préférerais encore mourir", a-t-elle lancé.

"Mais alors que je me tiens aujourd'hui ici devant vous, je réalise que je ne peux pas en bonne conscience vous demander de me condamner à mort... Cela équivaudrait à un suicide", a-t-elle insisté.

Elle a assuré qu'elle pourrait accomplir de bonnes actions en prison pour tenter de se racheter, comme donner ses cheveux à des organisations caritatives pour les patients atteints de cancer et suivant un traitement de chimiothérapie, promouvoir le recyclage environnemental ou lancer un club de lecture.

"J'aimais Travis et je l'admirais. A un moment, il fut tout pour moi. J'ai commis la pire erreur de ma vie", a-t-elle avoué, dans des pleurs contenus, confiant qu'elle "n'aurait jamais cru être capable d'une telle violence".

Le procès entamé en janvier et retransmis en direct à la télévision américaine entre maintenant dans sa phase finale avec la fixation par le jury de la sentence. La meurtrière qui a plaidé la légitime défense pourrait écoper de la peine de mort compte tenu du traitement "particulièrement cruel" réservé à sa victime.

mt/sam/rap

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