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Débat sur l'anglais à l'université: "pas de danger pour la francophonie" (ministre)

21/05/2013 01:46 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

La ministre de la Francophonie, Yamina Benguigui, a estimé mardi que le projet de loi prévoyant des enseignements en anglais à l'université en France ne mettait pas la francophonie en danger si le texte respecte des principes "indispensables".

"Il y a obligation pour les étudiants étrangers d'apprendre le français. La francophonie n'est pas en danger", a déclaré à l'AFP Mme Benguigui après une audition devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

"Les étudiants étrangers seront évalués sur leur connaissance à l'issue de leur cursus", a-t-elle assuré.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a estimé mardi que le débat sur les cours en langues étrangères à l'université relevait d'une "formidable hypocrisie", expliquant vouloir mettre fin à "une inégalité de fait" entre grandes écoles et universités.

L'article 2 du projet de loi Fioraso, dont l'examen commence mercredi à l'Assemblée, a soulevé une vague de protestations.

Plusieurs syndicats ont appelé à une grève et à des manifestations ce jour-là pour exiger que le gouvernement renonce à ce qu'une partie des enseignements effectués dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'Union européenne soit dispensée en langues étrangères, notamment en anglais.

Lors de son audition, Mme Benguigui a évoqué un plan sur cinq ans pour former 100.000 professeurs de français en Afrique pour un montant d'un million d'euros.

Elle s'est aussi prononcée pour renforcer "la francophonie économique" et "promouvoir le droit des femmes" dans l'espace francophone, notamment dans les zones de guerre, comme le Nord-Kivu en République démocratique du Congo.

st/thm/gg

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