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Canada: l'accord signé pour protéger la forêt boréale en danger

21/05/2013 03:53 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

L'accord pour protéger la forêt boréale au Canada est en danger, les écologistes signataires ayant annoncé mardi la suspension des négociations avec l'un des groupes industriels les plus importants du secteur du bois, Résolu.

Côté industrie, le président de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC) David Lindsay a aussitôt exprimé ses regrets, tout en disant se féliciter que les écologistes continuent à oeuvrer "durement" en faveur de cet accord.

Le 18 mai 2010, après des années de guerre ouverte, 21 groupes industriels et neuf organisations écologistes avaient conclu une entente censée encadrer l'abattage des arbres sur 720.000 km2 de forêt boréale au Canada. L'accord devait être mis en oeuvre en l'espace de trois ans.

Mais, trois ans plus tard quasiment jour pour jour, l'ensemble des défenseurs de l'environnement disent dans un communiqué être parvenus "à la triste conclusion que Produits Forestiers Résolu n'est pas disposé à faire ce qui est minimalement requis selon la science pour protéger les forêts et l'habitat du caribou forestier".

Elles réaffirment en même temps leur "engagement à travailler de façon soutenue avec les compagnies forestières innovatrices", citant parmi celles-ci Tembec, Alberta Pacific Forest Industries et Millar Western Forest Products, respectivement du nord-est de l'Ontario et de l'Alberta.

De son côté, Greenpeace déclare que "l'effondrement" de l'entente est dû aux "fausses promesses" du groupe Résolu et à son "refus d'appliquer les mesures urgentes pour protéger les forêts menacées et les communautés".

Résolu a réagi mardi en rappelant en détail ses propositions, dont la mise en réserve de 204.000 hectares de forêts supplémentaires dans le nord-ouest de l'Ontario et d'autres zones au Québec, ainsi que sa contribution financière aux travaux menés dans le cadre de l'accord.

Le groupe forestier affirme rechercher "un équilibre entre les impératifs environnementaux, sociaux et économiques" et accuse Greenpeace d'avoir fait à son égard "une série d'allégations trompeuses". Selon Résolu, l'organisation écologiste, menacée de poursuites en justice, les a officiellement retirées.

via/mdm

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