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Algérie: l'opposant Hocine Aït Ahmed "très fatigué" (membre du FFS)

21/05/2013 01:24 EDT | Actualisé 21/07/2013 05:12 EDT

L'opposant historique algérien Hocine Aït Ahmed, 86 ans n'assistera pas au 5e congrès de son parti car il est "très fatigué", a annoncé mardi un membre du Front des forces socialistes (FFS).

"Hocine (Aït Ahmed) ne viendra pas", a déclaré Mohamed Amokrane Chérifi, co-président de la commission nationale de préparation du congrès de ce parti fort de 27 députés sur 462, prévu ce jeudi jusqu'à samedi.

"Il revient d'un voyage éprouvant au Maroc pour raison familiale (...) Il en est revenu très fatigué", a ajouté M. Chérifi. "Son médecin lui a recommandé formellement de ne pas se déplacer dans l'immédiat", a-t-il précisé.

M. Aït Ahmed, qui préside le FFS depuis sa création en 1963, devrait renoncer à ce poste lors de ce congrès.

Cet opposant irréductible est le seul survivant des "fils de la Toussaint" qui avaient déclenché la guerre d'indépendance, le 1er novembre 1954.

Né le 20 août 1926 à Aïn El-Hammam (ex-Michelet), en Kabylie, Aït Ahmed est élu député de la première Assemblée nationale en 1962, mais s'oppose à Ahmed Ben Bella devenu président. Il crée en 1963 le FFS et des maquis de résistance en Kabylie.

Arrêté en 1964, il est condamné à mort puis gracié. Il s'évade en avril 1966 et s'installe à Lausanne (Suisse), d'où il rentrera à Alger en décembre 1989, après 23 ans d'exil.

Les autorités, qui venaient d'autoriser le multipartisme, avaient alors reconnu le FFS.

En juillet 1992, il s'exile à nouveau puis signe en janvier 1995 l'accord de Sant'Egidio (Rome), réclamant au pouvoir des négociations pour mettre fin à la guerre civile. Parmi les signataires, le Front islamique du salut (FIS, dissous).

Candidat à la présidentielle en avril 1999, il se retire avec cinq autres candidats pour dénoncer une fraude annoncée, selon eux, en faveur de Abdelaziz Bouteflika. Il vit depuis en Suisse.

amb/bmk/vl

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