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L'histoire d'Ashley Smith devant les Nations unies

20/05/2013 10:12 EDT | Actualisé 20/07/2013 05:12 EDT

Considérant qu'Ashley Smith a vu ses droits violés en prison, l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry a porté plainte aux Nations unies. Ashley Smith, 19 ans, a été retrouvée morte dans sa cellule en 2007 après avoir subi une série de mauvais traitements.

Selon la directrice de l'association, Kim Pate, citée par CBC, même si l'enquête sur la mort de la jeune fille a montré que celle-ci avait un comportement provocateur, cela ne justifie pas l'emploi de la force ou d'injections forcées pour l'arrêter.

« Nous savons que les employés de la prison avaient reçu l'ordre de l'ignorer. Ce n'est pas une grande surprise qu'elle ait commencée à faire des choses de plus en plus dérangeantes pour attirer l'attention », affirme Mme Pate.

Kim Pate pense que la jeune fille avait besoin de soins mentaux, et non d'être punie.

La commission d'enquête sur la mort d'Ashley Smith, qui a commencé en janvier, se poursuit cette semaine à Toronto. Plus de 50 témoins doivent comparaître. Le coroner doit déterminer si Ashley Smith s'est suicidée ou si sa mort était accidentelle.

Une jeune fille perturbée

Ashley Smith, originaire du Nouveau-Brunswick, a été retrouvée morte étouffée dans sa cellule à Kitchener, après plusieurs épisodes d'automutilation. Elle venait de passer environ un an en isolement dans plusieurs pénitenciers de cinq provinces. La jeune fille était incarcérée depuis l'âge de 15 ans.

L'investigation de l'enquêteur correctionnel Howard Sapers a montré qu'alors qu'Ashley Smith tentait de s'enlever la vie par strangulation, en se nouant un morceau de linge autour du cou, ses gardiens n'ont pas bougé, car ils avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir aussi longtemps que la jeune fille respirait.

Howard Sapers a conclu que cette mort aurait pu être évitée si les services correctionnels avaient suivi les règles et si la détenue avait reçu des soins appropriés de santé mentale.

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