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Le pétrole ouvre en baisse à New York, dans un marché hésitant

20/05/2013 09:41 EDT | Actualisé 20/07/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en légère baisse lundi à New York, dans un marché peu décidé, toujours hanté par des inquiétudes sur la vigueur de la demande en matières premières et surveillant la nouvelle montée des tensions en Syrie.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence (WTI) pour livraison en juin, dont c'est l'avant-dernier jour de cotation, cédait 37 cents à 95,65 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché manque un peu de direction ce matin, en l'absence de nouvelles économiques d'importance susceptibles de le faire évoluer", a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Selon lui, les prix du brut étaient en outre tiraillés entre des "forces contraires", entre des espoirs d'un décollage économique au Japon, de bon augure pour la demande, et un marché des matières premières souffrant d'un "regain de frilosité à l'égard des actifs risqués".

Tokyo a fait part la semaine dernière d'une accélération de sa croissance à 0,9% au premier trimestre, qui témoigne de l'accélération de l'activité économique du Japon après plus d'une décennie perdue pour son PIB, plombé par la déflation.

D'autre part, les commandes de biens d'équipement du secteur privé y ont enregistré en mars le bond le plus élevé jamais observé d'un mois sur l'autre depuis la création de cette statistique en 2005.

Mais le marché de l'or noir ne dispose pas pour autant en ce moment "d'un grand nombre de facteurs susceptibles de faire partir ses prix à la hausse", a observé Carl Larry, de Oil Outlooks and Opinions, qui cite notamment "le niveau presque record des stocks de brut" aux Etats-Unis et "l'abondance des produits raffinés par rapport à la demande".

En Syrie, après une offensive ce week-end de l'armée gouvernementale syrienne contre Qousseir, longtemps une place forte des rebelles dans le centre du pays, l'impact de la nouvelle montée des tensions sur le marché du brut était double, selon Matt Smith.

D'un côté, ces violences font craindre un risque de propagation des violences vers l'Irak ou le reste de la région, "ce qui ferait peser des risques sur l'approvisionnement en brut en provenance de la région", soutenant les prix.

En revanche, une nouvelle escalade des affrontements dans la région "pourrait avoir un impact néfaste sur l'économie du Moyen-Orient", a-t-il estimé.

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