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Le président birman appelle à la fin des violences ethniques

20/05/2013 05:18 EDT | Actualisé 20/07/2013 05:12 EDT

Le président birman Thein Sein, en visite aux Etats-Unis, a fait écho lundi aux voeux de Barack Obama, en souhaitant que les violences et les discriminations communautaires cessent en Birmanie. Dans un discours prononcé après sa visite historique à la Maison blanche, le président de la Birmanie a prôné une "cohésion nationale plus large" sans toutefois faire d'allusion directe à la minorité musulmane apatride des Rohingyas, victime de violences.

"Les Birmans, quelque soient leur origine et leur foi - bouddhistes, musulmans, chrétiens, indous et autres - doivent se sentir membres de cette nouvelle identité nationale", a déclaré Thein Sein.

"Nous devons cesser toutes formes de discrimination et nous assurer non seulement que les violences communautaires cessent mais aussi que tous les responsables soient traduits en justice", a-t-il déclaré devant des étudiants de l'université prestigieuse de Johns Hopkins à Washington.

Thein Sein, qui s'est engagé à plusieurs reprises à protéger en particulier les Rohingyas, n'a toutefois pas mentionné leur cas lundi, se bornant à qualifier les récentes violences à leur encontre d'"extrêmement tragiques".

Les quelque 800.000 Rohingyas confinés à l'ouest du pays, considérés par l'ONU comme l'une des minorités les plus persécutées de la planète, sont une nouvelle fois la cible des violences. Cette minorité a été privée de nationalité et de droits par l'ancienne junte birmane. Ils sont vus par beaucoup de Birmans comme des immigrés illégaux venus du Bangladesh.

Human Rights Watch (HRW) a dénoncé des "crimes contre l'humanité" dans cette région de la Birmanie en 2012, accusant le pays d'avoir entrepris une "campagne de nettoyage ethnique" contre les Rohingyas.

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