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Egypte: Washington s'inquiète pour la liberté d'expression

20/05/2013 05:21 EDT | Actualisé 20/07/2013 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont exprimé lundi leurs inquiétudes sur la répression de la liberté d'expression en Egypte, en particulier contre des militants politiques et des journalistes, à l'approche du premier anniversaire de l'élection du président islamiste Mohamed Morsi.

"Nous sommes profondément préoccupés par cette tendance croissante à punir ou à dissuader l'expression politique en Egypte. Bon nombre d'individus, dont des journalistes, blogeurs ou militants ont été arrêtés -- certains poursuivis en justice -- pour diffamation de personnalités gouvernementales", a dénoncé lors de son point de presse le porte-parole adjoint du département d'Etat, Patrick Ventrell.

"De telles accusations ne correspondent pas aux obligations internationales de l'Egypte, aux normes internationales en matière de libertés d'expression et de rassemblement et (...) représentent un recul dans la transition démocratique de l'Egypte", a ajouté le diplomate américain en lisant un communiqué et sans faire de lien avec des cas d'espèce.

Les Etats-Unis avaient déjà mis en garde Le Caire ces dernières semaines.

En avril, le secrétaire d'Etat John Kerry avait exprimé à deux reprises les "inquiétudes réelles" de son gouvernement face à la "direction" prise par l'Egypte en matière politique, économique et de droits de l'homme, notamment sur les restrictions à la liberté d'expression.

Allié pendant 30 ans au régime de Hosni Moubarak, Washington marche sur des oeufs avec "la nouvelle Egypte". Pour les Américains, le dilemme est de soutenir les aspirations démocratiques des Egyptiens sans fâcher l'un de ses principaux alliés régionaux, lié à Israël par un traité de paix.

En mars M. Kerry avait apporté à M. Morsi 250 millions de dollars d'assistance, mais conditionné une poursuite de l'aide à des réformes politiques et économiques.

Des heurts sporadiques ont éclaté vendredi au Caire avec les forces de l'ordre après que plusieurs centaines d'Egyptiens eurent manifesté pour réclamer le départ du président Morsi, élu en juin 2012. La première année au pouvoir du premier président civil et islamiste d'Egypte a été émaillée de nombreux affrontements, parfois meurtriers, entre ses partisans et ses opposants.

nr/rap

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