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Affaire du fisc américain: l'équipe d'Obama au courant fin avril mais pas lui (Maison Blanche)

20/05/2013 03:07 EDT | Actualisé 20/07/2013 05:12 EDT

L'équipe rapprochée de Barack Obama était au courant fin avril du fait qu'une enquête avait été ouverte sur les agissements de fonctionnaires du fisc ciblant des groupes conservateurs, mais le président lui-même ne l'a su que plus tard, a affirmé lundi la Maison Blanche.

Le porte-parole de l'exécutif américain, Jay Carney, a en outre assuré que "personne dans ce bâtiment (la Maison Blanche) n'est intervenu dans une enquête indépendante en cours" sur ces faits, qui avaient selon lui cessé en mai 2012.

"La directrice du service juridique de la Maison Blanche, Kathy Ruemmler,a appris (...) le 24 avril que l'inspecteur général était en train de terminer son enquête" sur des agissements des agents du fisc, dans le cadre d'une communication "de routine", a expliqué M. Carney.

Mme Ruemmler a ensuite "informé le secrétaire général de la Maison Blanche (Denis McDonough) et d'autres hauts responsables de l'équipe" présidentielle, a-t-il précisé. Les détails de l'enquête n'étaient pas encore connus, selon M. Carney.

Mais M. Obama lui-même n'a été mis au courant que vers le 10 mai, quand sont parues les premières informations sur cette affaire qui a provoqué la colère des républicains, conduit à l'ouverture d'une enquête policière et abouti à la démission du directeur des services fiscaux, l'IRS (Internal Revenue Service).

Jeudi dernier, M. Obama avait assuré qu'il ne savait rien de ces agissements avant que l'affaire ne soit révélée dans la presse.

Pour profiter d'un régime fiscal de non-imposition traditionnellement réservé aux associations caritatives, et qui leur permet de ne pas révéler le nom de leurs donateurs, de nombreux groupes conservateurs ont, à partir de 2009, déposé des demandes auprès de l'IRS. Les organisations politiques n'ont pas le droit d'en profiter, mais ces associations assurent, pour profiter de ce statut, vouloir "informer" le public sur la Constitution ou le budget.

Le fisc avait reconnu le 10 mai que des dizaines d'entre elles avaient été sélectionnées pour un examen approfondi, alors que les groupes de gauche, beaucoup moins nombreux, ne semblent pas avoir fait l'objet du même ciblage.

tq/lor

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