La Suède, co-organisatrice de l'épreuve, a remporté dimanche son 9e titre de championne du monde de hockey sur glace, en battant en finale à Stockholm la Suisse (5-1), l'équipe surprise du tournoi, grâce au gardien Enroth et aux jumeaux Sedin.

La Suède, co-organisatrice du Mondial, remporte chez elle le neuvième titre de son histoire, le premier depuis 2006, tandis que la Suisse est médaillée pour la première fois depuis 1953, alors que le Mondial réunissait trois équipes.

Le "Tre Kronor", que la presse suédoise ne voyait pas si haut après sa médiocre phase de groupe, a pu compter une nouvelle fois sur les jumeaux Sedin, arrivés lors du dernier match de la phase de groupe après avoir été libérés par Vancouver, éliminé des play-offs LNH, et exceptionnels dans les quatre matches qu'ils ont disputés dans ce Mondial.

La Suisse, meilleure défense du tournoi et seule équipe invaincue jusqu'à dimanche, avait d'abord ouvert la marque par Roman Josi en début de match, avant de sombrer dans l'indiscipline après l'égalisation d'Erik Gustafsson.

Le maître à jouer du "Tre Kronor" Henrik Sedin profitait alors d'une supériorité numérique pour donner l'avantage aux Suédois, qui viraient en tête à l'issue du premier tiers-temps.

Le break était fait en milieu de troisième période quand Gabriel Landeskog interceptait un palet dans la zone suisse et décochait un tir. Martin Gerber repoussait bien, mais Simon Hjalmarsson reprenait le rebond pour donner un avantage décisif aux Suédois.

La "Nati" au top

Et comme, de l'autre côté de la glace, le meilleur gardien du tournoi et homme du match, Jhonas Enroth, faisait les arrêts au bon moment (26 arrêts), le quatrième but de Loui Eriksson, qui mettait définitivement les Suédois à l'abri, semblait anecdotique.

Henrik Sedin inscrivait encore un cinquième but, son deuxième de la soirée, dans un filet désert, pour laisser exploser la Globe Arena de Stockholm.

Les Suisses auront donc connu leur pire match, au pire moment. Toujours invaincus avant la finale, ils ont opposé tout au long du tournoi une défense intraitable.

Mais ils pourront voir dans cette médaille d'argent un bel espoir pour l'avenir. Onzièmes du Mondial-2012, les hommes de l'entraîneur canadien Sean Simpson ont dominé tous leurs adversaires avant la finale. La "Nati" a terminé meilleure défense et meilleure attaque de la phase de groupes pour finalement s'offrir le Canada, les Etats-Unis, un joli surnom, la "Red Machine", et leur meilleur résultat depuis... 1935.

Plus tôt dans l'après-midi, les Etats-Unis avaient été médaillés de bronze après leur victoire aux tirs au but contre la Finlande (3-2), l'autre pays co-organisateur.