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Pakistan: un nouveau scrutin est tenu à Karachi malgré un assassinat politique

19/05/2013 08:31 EDT | Actualisé 19/07/2013 05:12 EDT

KARACHI, Pakistan - Les résidents du sud de Karachi, au Pakistan, étaient à nouveau appelés aux urnes dimanche en dépit de l'assassinat, la veille, d'une responsable du parti Mouvement pour la Justice, dirigé par l'ex-star du cricket Imran Khan.

M. Khan a accusé le Muttahida Quami Movement (MQM) d'être responsable de la mort de Zahara Shahid, tuée par balle tard samedi soir à Karachi. Le politicien avait également blâmé ce parti d'avoir entaché les élections législatives du 11 mai. Le MQM a rejeté en bloc ces allégations.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur Mme Shahid après avoir tenté de lui voler son sac à main, a indiqué un policier. Mais les assaillants pourraient avoir tenté de faire croire à un simple vol alors qu'il s'agirait d'un meurtre commandité, a poursuivi Sarfaraz Nawaz.

Le MQM, puissant parti qui contrôle depuis longtemps Karachi, a souvent été accusé d'avoir usé de la violence contre ses rivaux. Par ailleurs, le parti a boycotté le nouveau scrutin de dimanche, qui se déroulait sous surveillance policière dans 43 des 250 bureaux de vote de la circonscription NA-250 de la ville, pour l'élection d'un siège à l'assemblée nationale et de deux autres à l'assemblée provinciale.

Le taux de participation semblait toutefois plus modeste dimanche, en comparaison avec les foules qui s'étaient présentées pour voter le 11 mai.

M. Khan a soutenu que des fraudes avaient été commises dans différentes zones du pays, et la Commission électorale a ordonné la tenue d'un nouveau scrutin ou le recomptage des bulletins de vote pour huit sièges à l'assemblée nationale, incluant ceux de la circonscription de NA-250.

Le parti de la Ligue musulmane (PML-N) de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif est sorti vainqueur des législatives du 11 mai, et il devrait former le prochain gouvernement. La formation de M. Khan s'était cependant avérée un rival sérieux, alors que ses critiques envers le traditionnalisme de la politique pakistanaise avaient attiré les jeunes électeurs du pays.

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