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Le premier ministre chinois se rend en Inde pour son 1er séjour à l'étranger

19/05/2013 09:32 EDT | Actualisé 19/07/2013 05:12 EDT

NEW DELHI - Quelques semaines seulement après un froid diplomatique, le nouveau premier ministre de la Chine s'est rendu en Inde, dimanche, pour son tout premier séjour officiel à l'étranger, dans une démonstration de la volonté des deux géants du continent asiatique de mettre de côté leurs différends et d'améliorer leurs liens économiques.

Le mois dernier, un incident survenu à la frontière entre les deux pays avait jeté un doute sur la prochaine visite de Li Keqiang. L'Inde avait alors accusé des soldats chinois d'avoir traversé la frontière, le 15 avril, et d'avoir installé un campement dans la vallée de Depsang, dans la région de Ladakh, à l'est du Cachemire. New Delhi avait répliqué avec des protestations diplomatiques, déplaçant ses propres soldats à 300 mètres seulement de la position chinoise.

L'opposition indienne avait alors réclamé l'annulation de la visite du premier ministre chinois. Le gouvernement avait toutefois choisi de maintenir cette visite, laissant ainsi transparaître sa volonté d'accroître sa collaboration avec la Chine.

Plus tard en journée, dimanche, le premier ministre Li devait rencontrer son homologue indien, Manmohan Singh, et tous deux devaient assister à un dîner présidé par le premier ministre indien. Les négociations entre délégations devraient suivre, lundi. Au cours de son séjour, M. Li doit, entre autres, participer à un sommet commercial à Bombay, la capitale économique de l'Inde.

La Chine s'est imposée au fil des ans comme le plus important partenaire économique de l'Inde, alors que les échanges commerciaux entre les deux puissances sont passés de 5 milliards $, en 2002, à près de 75 milliards $, en 2011. Les chiffres de l'an dernier se sont toutefois abaissés à 61,5 milliards $, en raison du ralentissement économique mondial. Les échanges tendent cependant à favoriser largement la Chine au détriment de l'Inde, ce qui constitue une source d'inquiétude supplémentaire pour New Delhi.

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