DIVERTISSEMENT

Le démantèlement de Sébastien Pilote à Cannes (VIDÉO)

17/05/2013 02:08 EDT | Actualisé 19/05/2013 04:36 EDT

Matin de première cannoise pour Sébastien Pilote, qui, après Le Vendeur, propose un autre portrait d’un monde en plein changement, d’un homme d’une autre époque pour qui le quotidien ne sera plus jamais le même.

Sélectionné pour la Semaine de la critique, prestigieuse sélection qui retient sept longs-métrages parmi un peu plus de 1000 soumissions annuellement, Le démantèlement était présente pour la première de trois représentations sur la Croisette. Avant la projection, Sébastien Pilote est monte sur scène pour présenter son équipe, les acteurs Gabriel Arcand, Gilles Renaud, Lucie Laurier et Sophie Desmarais. Le réalisateur a choisi de rendre hommage au travail d’ Olivier Calvert, au son, et du directeur de la photo, Michel La Veaux, aussi ‘a ses cotes. Apres coup, on ne peut qu’acquiescer aux compliments sur la beauté des images, tant celles-ci apparaissent comme l’une des grandes forces du film.

Avec ce second long-métrage, Pilote raconte l’histoire d’un homme qui a travaillé toute sa vie sur une ferme productrice de mouton, un quotidien dur et sans repos. Comme le dit le personnage de Gaby « un mouton, ça ne sait pas qu’on est samedi ! » Une vie sans repos, qui lui aura couté son mariage et le prive de voir régulièrement ses deux filles, établies à Montréal. Pour aider financièrement l’une d’elle, il choisit de faire comme tant d’autre : tout vendre. Démanteler.

A la sortie du film, le public a servi à l’équipe des applaudissements bien nourris. Plusieurs cinéphiles y allaient d’un coup d’applaudissements avant d’essuyer une larme puis de se remettre aux applaudissements. Car avec Le démantèlement, Pilote souhaitait faire un mélodrame. « je voulais faire à la fois un film en pente descendante et qu’il y ait en même temps un sentiment de ‘feel-good’. C’est paradoxal, mais j’aime les paradoxes.

Le jury de la Semaine de la critique couronnera un des sept films de la sélection le 23 mai.

gabriel arcand

Photo: Gabriel Arcand

Questions en rafale:

Qui rêverais-tu de rencontrer pendant ton passage à Cannes ?

Steven Spielberg. J’aimerais ca aller pêcher sur son bateau. C’est pas mon cinéaste préféré, mais il a bercé mon enfance et qui berce maintenant celle de mes enfants, à qui je montre ses vieux films. J’aimerais aussi rencontrer des gens comme Julianne Moore ou James Gray. Et Agnès Varda, que j’ai déjà rencontrée mais c’est toujours un plaisir.

Quelle a été la scène la plus complexe à tourner ?

Toutes les scènes de mouton ! Et celles avec les jeunes enfants…

Si ton film était une chanson ?

Je veux que mes films soient comme des chansons de Bruce Springsteen. Bien faites, irréprochables musicalement, rigoureuses, qui sont d’une grande poésie du réelle, mais en même temps très accessible, tares proche du monde.

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