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Syrie: Human Rights Watch aurait trouvé des preuves de torture

17/05/2013 06:06 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

BEYROUTH - Des instruments de torture et d'autres preuves de mauvais traitements ont été retrouvés dans la prison de la première ville à tomber entre les mains de l'insurrection syrienne, affirme Human Rights Watch dans un document dévoilé vendredi.

La ville de Raqqa, dans l'est de la Syrie, a été capturée par les rebelles en février dernier. Les insurgés ont ensuite permis à l'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne de visiter, en avril, des installations auparavant utilisées par les forces de l'ordre syriennes.

HRW affirme que ses enquêteurs ont trouvé sur place des preuves physiques démontrant que des détenus ont été torturés. Ils auraient notamment retrouvé un appareil qui, selon d'anciens détenus, était utilisé pour étirer ou plier les membres des victimes.

Le groupe dit aussi avoir retrouvé des documents qui démontrent que les résidants de Raqqa ont été détenus pour avoir participé à des démonstrations ou pour être venus en aide aux blessés.

Les militants des droits de la personne et ceux de l'opposition affirment depuis longtemps que des civils sont détenus arbitrairement et torturés depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad, pendant que d'autres se seraient tout simplement volatilisés.

HRW affirme que les deux camps de la guerre civile syrienne se sont rendus coupables de crimes. Le gouvernement syrien est notamment accusé d'avoir eu recours à des armes largement interdites, comme les bombes à dispersion, tandis que les exactions commises par les rebelles se feraient de plus en plus fréquentes et graves.

Pour sa part, l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a exprimé vendredi de «graves inquiétudes» concernant deux évêques qui sont disparus depuis un mois.

Des hommes armés se sont emparés de l'évêque Boulos Yazigi, de l'Église orthodoxe grecque, et de son collègue John Ibrahim de l'Église orthodoxe assyrienne le 22 avril, près de la ville d'Alep. Leur enlèvement n'a pas été revendiqué.

Enfin, l'agence onusienne des réfugiés affirme que plus de 1,5 million de Syriens ont maintenant fui la violence qui déchire leur pays. L'agence a toutefois prévenu que le nombre réel de réfugiés est probablement nettement plus élevé, puisque ce nombre témoigne uniquement des réfugiés qui se sont inscrits officiellement auprès des autorités.

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