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Syrie: c'est à l'ONU de décider d'une zone d'exclusion aérienne, dit Erdogan

17/05/2013 02:22 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi que l'éventuelle mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie était du ressort des Nations unies, évoquant de nouveau une hypothèse restée lettre morte ces derniers mois.

Lors d'une conférence au centre de recherches Brookings Institution de Washington, le dirigeant turc a également exprimé son "soutien" à une prochaine réunion internationale sur une transition politique en Syrie, à la condition que le président Bachar al-Assad quitte le pouvoir.

"A propos d'une zone d'exclusion aérienne, la décision ne pourrait pas être prise entre les Etats-Unis et la Turquie. Cela doit passer par le Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il déclaré en réponse à une question sur ses discussions jeudi avec le président américain Barack Obama sur une zone d'exclusion aérienne.

Une telle hypothèse a été évoquée plusieurs fois du bout des lèvres par des dirigeants de la communauté internationale en 2012 avant de disparaître totalement du débat public.

Le département d'Etat américain avait relancé l'idée en octobre dernier, après que la secrétaire d'Etat de l'époque Hillary Clinton y eut fait allusion à l'été 2012, soulignant toutefois qu'aucune décision n'avait été prise sur ce projet complexe qui nécessite un mandat de l'ONU.

La France avait aussi parlé il y a plusieurs mois de zone d'exclusion aérienne sur une partie de la Syrie, avant de juger le projet irréaliste.

Le chef du gouvernement turc est en visite officielle aux Etats-Unis et a été reçu jeudi à la Maison Blanche par le président Obama.

Les deux hommes ont de nouveau exigé le départ du président Assad.

La communauté internationale est en pleine activité diplomatique pour organiser une conférence sur la Syrie, dite "Genève 2", qui se tiendrait en juin, dans la foulée d'un accord signé entre les grandes puissances dans la ville suisse le 30 juin 2012 et censé oeuvrer à un règlement politique en Syrie.

"Un gouvernement de transition avec Assad toujours en place ne peut pas constituer une solution et l'opposition ne l'accepterait pas", a prévenu M. Erdogan, dont le pays a rompu avec Damas et appuie les rebelles syriens.

"Nous soutenons un second processus de Genève incluant la Russie et la Chine", a ajouté le dirigeant turc.

nr/rap

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