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Sinaï: des policiers en colère forcent la fermeture d'un poste frontalier

17/05/2013 02:28 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Des dizaines de gardes-frontières en colère ont forcé la fermeture, vendredi, du principal poste frontalier du Sinaï, en Égypte, pour protester contre l'enlèvement, la veille, de leurs collègues par des présumés militants.

La manifestation des policiers survient au lendemain de l'enlèvement de sept membres des forces de l'ordre par des hommes armés et masqués, qui ont pris en embuscade deux taxis à la sortie de la ville d'el-Arish, la capitale du Nord-Sinaï.

Quatre des policiers travaillaient au poste frontalier de Rafah, qui mène à la bande de Gaza, tandis qu'un autre faisait partie de la police antiémeute du Sinaï. Une autre victime est un garde-frontière de l'armée. Les autorités n'ont toutefois pas été en mesure d'identifier la septième personne enlevée.

Un manifestant du poste de Rafah a déclaré que lui et ses collègues tiendraient la frontière fermée tant et aussi longtemps que leurs confrères ne seraient pas libérés. Il a déclaré que les policiers n'étaient pas en sécurité dans la région et qu'ils travaillaient dans un climat de peur, ajoutant que rien n'avait changé depuis la révolution.

Selon les autorités égyptiennes, les ravisseurs auraient agi en réaction à la torture subie par un militant purgeant une peine d'emprisonnement à vie. Elles ont indiqué être en contact avec des médiateurs pour obtenir la libération des policiers.

La sécurité dans le Sinaï s'est largement détériorée ces deux dernières années, depuis la chute du régime de l'ancien homme fort Hosni Moubarak. Le taux de criminalité y a grimpé, de même que les affrontements entre les partisans islamistes du président Mohammed Morsi et ses opposants, sans compter la débâcle économique — un cocktail explosif qui aggrave la situation de la région.

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