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Poursuite d'un ex-cadre: SNC-Lavalin contre-attaque

17/05/2013 12:13 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - SNC-Lavalin (TSX:SNC) a pris l'offensive pour se défendre contre une poursuite de près de 1 million $ pour renvoi injustifié intentée par un ancien administrateur.

La société d'ingénierie montréalaise affirme que des actions illégales de Stéphane Roy qui auraient visé à faire passer un fils de Mouammar Kadhafi de Libye jusqu'au Mexique avaient justifié son congédiement l'année dernière.

Dans une déclaration de défense de 16 pages déposée en Cour supérieure du Québec, SNC soutient que M. Roy et l'ancien cadre Riadh Ben Aissa auraient comploté pour aider le fils du dictateur à l'insu de la compagnie.

La société réclame plus de 1,8 million $ de la part de M. Roy pour couvrir les dépenses que SNC dit avoir constatées après les faits allégués.

Stéphane Roy poursuit la compagnie pour congédiement injustifié, affirmant être le bouc émissaire et avoir toujours agi selon ce qui lui était demandé par SNC.

M. Roy n'a jamais été accusé, mais son nom figure dans un affidavit de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) selon lequel il aurait voulu aider à faire passer illégalement Saadi Kadhafi et sa famille au Mexique.

SNC affirme que M. Roy et Riadh Ben Aissa ont enfreint des lois canadiennes et internationales en travaillant secrètement pour aider Saadi Kadhafi.

La société d'ingénierie soutient que M. Roy aurait effectué des paiements de plus de 18 000 $ à partir de son compte bancaire personnel pour couvrir des frais de condos de Saadi Kadhafi à Toronto.

SNC a reconnu que sa réputation a été ternie par le complot autour de Kadhafi et les paiements de 56 millions $ faits à des agents non identifiés ayant mené au départ de l'ancien chef de la direction Pierre Duhaime l'an dernier.

Pierre Duhaime a été accusé de fraude concernant des paiements de 22,5 millions $ en lien avec le projet du Centre universitaire de santé McGill à Montréal (CUSM). Son avocat a déposé un plaidoyer de non culpabilité aux accusations de fraude, complot pour fraude et production de faux documents.

Riadh Ben Aissa a été arrêté en avril 2012 en Suisse sous des soupçons de corruption, fraude et blanchiment d'argent en Afrique du Nord.

Le frère de Riadh Ben Aissa, Rafik, a déposé une poursuite alléguant que l'entreprise avait utilisé son frère comme bouc émissaire tout en protégeant ses intérêts en Libye au coeur des bouleversements politiques.

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