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Nigeria: le bombardement des camps islamistes fait 21 morts

17/05/2013 07:13 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

MAIDUGUGRI, Nigeria - Au moins 21 personnes ont été tuées dans le bombardement des campements de militants islamistes présumés par des soldats au Nigeria, dans la toute première action de la nouvelle offensive de l'armée nigériane contre les insurgés, a rapporté un représentant des forces de l'ordre, vendredi.

Les combats se sont déroulés jeudi dans la réserve forestière de Sambisa, tout juste au sud de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, selon ce qu'a indiqué le responsable sous le couvert de l'anonymat. Il a ajouté que les opérations continueraient tant et aussi longtemps que nécessaires. L'assaut n'a pu être confirmé par une autre source indépendante.

Par ailleurs, des soldats avaient déjà pourchassé des combattants du réseau extrémiste Boko Haram dans cette région.

Le même porte-parole a ajouté que le service de téléphonie cellulaire a été rétabli vendredi matin, après avoir été suspendu avant l'intervention de l'armée. D'autres interruptions seraient toutefois à prévoir. Les téléphones portables sont peu à peu devenus l'unique alternative pour les appels téléphoniques et l'accès à internet, avec l'effondrement, il y a plusieurs années, de la société d'État de téléphonie.

Dans le même temps, des hommes armés ont lancé l'assaut contre une autre ville du pays, à des centaines de kilomètres des bombardements de l'État de Borno, s'attaquant à une station de police et des banques. Les militants islamistes portaient des uniformes de camouflage, semblables à ceux des troupes gouvernementales, dans une tentative de faire croire aux civils que ces violences étaient le fait de l'armée régulière, a soutenu le major-général Bola Koleosho, lors d'un point de presse à Abuja.

Il a ajouté que des violences avaient éclaté dans la ville de Daura, dans le nord du Nigeria, près de sa frontière avec le Niger, au cours desquelles deux soldats ont été tués et un officier blessé, tandis que deux hommes de Boko Haram ont également péri. Trois autres insurgés du groupe sont morts alors qu'ils tentaient de prendre la fuite dans leur véhicule. Des engins explosifs artisanaux ont par ailleurs été saisis, a précisé le major-général Koleosho.

Le président nigérian, Goodluck Jonathan, a déclaré l'état d'urgence dans trois États du nord-est du pays. Les soldats s'étaient rendus dans la réserve de Sambisa jeudi, en prévision de ce décret présidentiel.

Le Nigeria est aux prises avec une violente insurrection islamiste dans le nord du pays. La majorité des actes de violence auraient été commis par le groupe militant Boko Haram, qui réclame l'imposition de la loi coranique dans la région.

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