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Meurtre de l'homme d'affaires Richard Oland: son fils est un suspect

17/05/2013 05:07 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

SAINT-JEAN, N.-B. - Le suspect en lien avec le meurtre de Richard Oland, un homme d'affaires du Nouveau-Brunswick, est son fils, affirment des documents liés à des mandats de perquisition qui ont été utilisés dans le cadre de l'enquête.

Un juge de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a révoqué vendredi un interdit de publication touchant l'identité des gens ayant été soumis à de tels mandats.

La propriété de Dennis Oland à Rothesay, en banlieue de Saint-Jean, a été fouillée après la mort de son père, il y a près de deux ans.

Dans un document utilisé pour obtenir le mandat de perquisition, un policier local identifie M. Oland comme suspect.

«Je crois que Dennis Oland est responsable de la mort de Richard Oland», a affirmé le constable Stacy Humphrey, dans un document assermenté, daté du 13 juillet 2011.

Dennis Oland n'a pas été accusé et aucune arrestation n'a été effectuée depuis que Richard Oland a été retrouvé sans vie.

La police de Saint-Jean et l'avocat de Dennis Oland n'ont pas répondu à des messages, vendredi.

Les mandats de perquisition révèlent que la police a emporté 57 objets de la résidence de M. Oland. On y retrouve des documents juridiques, des informations bancaires, des sacs à déchets, de la literie, des vêtements, un sac à main mauve et une «note dans un sac à main».

En octobre dernier, des sections des mandats ont été rendues publiques. Celles-ci indiquaient que la police se concentrait sur un possible suspect qui «souffrait de problèmes financiers» et devait plus de 500 000 $ à Richard Oland.

Les documents révèlent par ailleurs que la police croyait que le suspect avait une motivation financière d'assassiner l'homme d'affaires âgé de 69 ans.

Vendredi, le juge William Grant a estimé que les médias réclamant que l'identité des personnes sujettes aux fouilles soit divulguée avaient gain de cause sur les avocats de la famille Oland, qui exigeaient le respect de la vie privée de ces personnes. Les noms avaient d'ailleurs déjà été diffusés, ont argué la CBC et Brunswick News.

«Il n'y a pas de preuve spécifique qu'ils aient souffert de la publication de leurs noms», a tranché le magistrat.

«Bien que l'attention médiatique soit certainement difficile à endurer, la sensibilité des individus n'est pas, habituellement, une justification suffisante pour un interdit de publication.»

Les documents indiquent également que la police a fouillé un navire appartenant à la femme de Dennis Oland, Lisa, et son amie Mary Beth Watt. Les autorités cherchaient des «documents généalogiques».

La Couronne a conservé des échantillons d'ADN récupérés à bord du navire sur des clés de contact, des portes, des bonbonnes de gaz, des brosses à récurer, sur une tache rouge retrouvée dans l'évier, ainsi qu'ailleurs à bord de l'embarcation, soulignent les documents.

Richard Oland a été retrouvé mort dans son bureau de Saint-Jean le 7 juillet 2011. Il était membre de la famille qui possède la brasserie Moosehead, mais avait quitté l'entreprise dans les années 1980.

Il avait également travaillé dans l'industrie du camionnage, à l'entreprise de construction navale Saint John Shipbuilding and Drydock Co., et en tant qu'administrateur de plusieurs firmes, dont Eastern Provincial Airways, Newfoundland Capital Corp et Ganong Bros.

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