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Les États-Unis critiquent Moscou pour l'envoi de missiles anti-navire en Syrie

17/05/2013 08:05 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - L'administration Obama a critiqué la Russie, vendredi, pour avoir fourni des missiles antinavires au régime syrien de Bachar el-Assad, affirmant que ces armes ne feraient qu'aggraver une guerre civile contre laquelle Washington et Moscou ont promis de lutter.

Le chef d'état-major Martin Dempsey a déclaré qu'il s'agissait-là d'une «bien mauvaise décision qui ne fera que renforcer le régime et prolonger la souffrance». Le général a tenu ces propos lors d'un point de presse, après que le New York Times eut révélé que la Russie avait récemment livré une version sophistiquée des missiles Yakhont à la Syrie.

Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a lui aussi pressé Moscou de reconsidérer son aide militaire, rappelant que les États-Unis et la Russie s'étaient tous deux engagés à stabiliser la situation en Syrie, après plus de deux ans de guerre civile. Il a ajouté que le soutien militaire du Kremlin ne faisait qu'ajouter à la dangerosité de la situation.

Par ailleurs, les propos du général Dempsey semblaient contredire ceux du département d'État, qui avait déclaré plus tôt vendredi, par l'entremise de sa porte-parole Jen Psaki, que les États-Unis n'étaient pas au courant de «nouvelles cargaisons» d'armement.

L'administration Obama semble ainsi confrontée, pour une deuxième fois en autant de semaines, à d'inquiétantes allégations d'envois d'armes, alors que le secrétaire d'État John Kerry et son homologue russe, le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, affirment qu'ils collaborent étroitement pour permettre d'éventuelles négociations entre le régime syrien et les rebelles.

Peu de temps après cette annonce, des représentants israéliens avaient prévenu que Moscou prévoyait, au cours des prochains mois, donner des missiles de courte portée au régime el-Assad.

Washington et Moscou espèrent entamer ces discussions le mois prochain, à Genève.

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