POLITIQUE

Le PQ veut «passer la hache» dans le réseau des garderies privées, accuse le PLQ

17/05/2013 02:56 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - Au mépris des femmes chefs d'entreprises et des tout petits, le gouvernement péquiste veut saigner le réseau des garderies privées subventionnées, a accusé vendredi l'opposition libérale.

Conciliante avec les Centres de la petite enfance _ avec lesquels elle a conclu une entente _ la ministre de la Famille, Nicole Léger, est d'une intransigeance totale envers les établissements privés, a soutenu la députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand.

En entrevue à La Presse Canadienne, la députée a exhorté la ministre de rétablir le dialogue avec l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ) pour éviter des cauchemars aux parents de quelque 45 000 enfants dès la semaine prochaine.

En lutte contre des compressions de 14,9 millions $ imposées par Québec, les garderies privées subventionnées ont annoncé «une journée de fermeture des services de garde» le 22 mai et une autre le 30 mai qui reste à être confirmée par les instances.

Compte tenu de l'impasse, la ministre Léger a haussé le ton, jeudi, et a prévenu les 640 établissements privés subventionnés qu'ils écoperont de lourdes pénalités financières, pouvant atteindre jusqu'à 5000 $ par jour, en cas de grève.

En dépit des menaces, l'AGPQ a fait savoir qu'elle n'avait pas l'intention de revoir ses plans et contestera les sanctions.

Le regroupement peut compter sur l'appui de la députée St-Amand pour qui la ministre Léger a manqué à sa responsabilité de «défendre les familles» devant les exigences du Conseil du trésor.

Non seulement le gouvernement de Pauline Marois fait preuve d'entêtement dans ce dossier, il attaque aussi de front l'entreprenariat féminin, selon la députée du PLQ.

«On parle ici d'une majorité de femmes entrepreneures. Les Québécois ont élu une femme première ministre qui n'a pas eu la considération de tendre vers un conseil des ministres paritaire et qui vient mépriser les femmes en mettant en péril leur entreprise», a-t-elle soulevé.

Porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, la députée de la Mauricie soupçonne le gouvernement de vouloir «mettre la hache» dans le réseau privé par «pure idéologie politique».

«C'est deux poids deux mesures. Ils sortent le bâton contre les garderies privées alors qu'ils marchaient il y a quelques mois dans la rue avec les carrés rouges. La première ministre a tapé de la casserole avec les étudiants mais est incapable de faire montre de conciliation au nom des familles et de nos enfants», a dénoncé Mme St-Amand.

Sans demander directement à la ministre de surseoir aux coupes, la députée libérale presse Mme Léger de «réviser sa décision» et de rétablir les ponts avec «les gens qui prennent soin de nos enfants».

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