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La France veut des "sanctions décisives" contre l'Iran (Le Drian)

17/05/2013 03:24 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souhaité vendredi à Washington que Etats-Unis et les pays européens prennent des "sanctions décisives" contre l'Iran et son programme nucléaire controversé.

"Devant l'inflexibilité des positions iraniennes, la double approche sanction-dialogue doit nous conduire à renforcer la pression sur l'Iran dans les mois qui viennent car le programme iranien d'enrichissement continue. Il s'étend en quantité et en qualité", a estimé M. Le Drian devant la fondation Carnegie où il présentait le nouveau Livre blanc français en matière de Défense.

"Notre responsabilité est plus que jamais de faire échec à cette stratégie de procrastination et de dissimulation afin de garantir la viabilité du régime de non-prolifération", a-t-il souligné.

"Cette responsabilité justifie l'engagement fort qui est aujourd'hui le nôtre, aux côtés de nos alliés américains et de nos partenaires européens, en faveur de la mise en oeuvre de sanctions décisives", a poursuivi le ministre.

Depuis plusieurs années, l'ONU et les Occidentaux imposent un arsenal de sanctions à l'Iran pour tenter de dissuader Téhéran de se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme civil de développement de l'énergie nucléaire, dont se défend la République islamique.

M. Le Drian a aussi rencontré vendredi matin le président de la commission des Forces armées du Sénat américain, Carl Levin.

Interrogé par l'AFP pour savoir si la France allait intensifier sa pression militaire sur le régime de Bachar al-Assad, M. Levin, qui souhaite un engagement militaire accru en Syrie, a répondu: "Ce n'est pas quelque chose que (M. Le Drian) a dit qu'il préférerait, mais qu'il serait au moins prêt à considérer si l'embargo (européen sur les armes, ndlr) était levé".

Devant la Carnegie, M. Le Drian a estimé que l'issue du conflit syrien tenait "dans une solution politique imposée aux protagonistes du conflit", "où le clan familial au pouvoir à Damas n'aura pas de place".

Moscou et Washington sont tombés d'accord pour relancer le processus de Genève, du nom d'un accord signé en juin 2012 entre grandes puissances sur une transition politique en Syrie. Mais cet accord n'a jamais été appliqué en raison de l'ambiguïté maintenue sur le sort du président syrien.

are-ico/mra/rap

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