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Forage à Gaspé: l'étude hydrogéologique sera déterminante

17/05/2013 04:26 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

Pétrolia pourra-t-elle oui ou non aller de l'avant avec le forage à son puits Haldimand numéro 4 à Gaspé?

La question est sur toutes les lèvres depuis que le gouvernement péquiste a dévoilé son projet de règlement sur la protection de l'eau potable.

Pour le ministre responsable de la région de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, il est prématuré de dire si Pétrolia pourra forer ou à Gaspé.

C'est que le ministre délégué aux régions rappelle que l'interdiction de forer à moins de 300 mètres d'un prélèvement d'eau sera plus sévère, si l'étude hydrogéologique conclut que les risques de contamination sont bien présents.

« Donc là on parle d'un 300 mètres minimal, qui est le plancher au Québec, mais c'est l'étude hydrogéologique qui va être réalisée dans chacun des sites qui va déterminer si le 300 mètres va devenir un 500 mètres, un 800 mètres. C'est ce que chaque étude va dévoiler, explique le ministre gaspésien. »

Du même souffle, il confirme l'exception, en marge du projet de règlement : c'est bien son gouvernement qui réalisera une étude indépendante à Gaspé.

Réactions de la CREGIM 

Le président Conférence régionale des élus (CREGIM), Bertrand Berger croit que ce règlement provincial va enlever du poids sur les épaules des petites municipalités où les compagnies d'exploration frappent déjà à la porte.

« Pour empêcher que les municipalités soient aux prises avec des problèmes comme on a connu à Gaspé et dans d'autres municipalités où ils ont adopté des règlements comme Ristigouche sud-est ».

Ce projet de règlement sera soumis à la consultation. Il pourra donc être modifié selon les propositions entendues.

En Gaspésie par exemple, on accepte mal que ce soient les pétrolières qui réaliseront leurs propres études hydrogéologiques (à l'exception de Gaspé).

« Il y a là un problème d'éthique si vous voulez. C'est un peu le renard qui va faire les règlements pour le poulailler. Donc je pense que si ça ne change pas il y a un problème », fait valoir Bertrand Berger.

Rappelons que le ministre de l'Environnement voulait faire adopter tel quel le règlement et éviter ce processus de consultation, avant que des collègues le convainquent de changer d'avis.

D'après un reportage de Martin Toulgoat

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