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Apple assure payer les impôts qu'il doit aux USA mais réclame une réforme

17/05/2013 11:27 EDT | Actualisé 17/07/2013 05:12 EDT

Le géant américain Apple, qui a récemment préféré s'endetter plutôt que de rapatrier aux Etats-Unis les liquidités qu'il détient à l'étranger, ne cherche pas à échapper aux impôts, a affirmé vendredi son patron Tim Cook, qui plaide néanmoins pour une réforme fiscale.

"Apple ne redirige pas ses bénéfices domestiques vers l'étranger", a assuré Tim Cook au site américain d'informations politiques Politico. "Nous payons des impôts sur tous les produits que nous vendons aux Etats-Unis, et nous payons chaque dollar que nous devons".

Le groupe informatique "Apple est probablement le plus gros contribuable parmi les entreprises aux Etats-Unis", a-t-il indiqué dans une autre interview au quotidien Washington Post, estimant que "si on combine (les échelons) local et national, Apple paye environ l million de dollars par heure rien qu'en impôts" aux Etats-Unis.

Tim Cook a donné ces deux interviews en préparation d'une audition à laquelle il doit participer mardi à Washington devant une commission du Sénat, qui s'en était déjà prise l'an dernier à deux autres groupes informatiques, Microsoft et HP.

Beaucoup d'entreprises américaines du secteur des hautes technologies conservent d'importantes liquidités à l'étranger, certains y voyant un moyen d'alléger leur facture fiscale.

Dans le cas du groupe à la pomme, elles sont estimées à une centaine de milliards de dollars.

Apple a pourtant récemment préférer s'endetter pour financer des dividendes et des rachats de titres promis à ses actionnaires, avec un emprunt record de 17 milliards de dollars, plutôt que de rapatrier une partie des fonds aux Etats-Unis. Les analystes ont souligné que cela lui aurait coûté plus cher en impôts que les taux d'intérêt d'un emprunt.

Tim Cook compte d'ailleurs profiter de l'audition pour proposer une "simplification drastique" de la législation fiscale américaine, a-t-il indiqué au Washington Post.

"Aujourd'hui, pour rapatrier des liquidités aux Etats-Unis, vous avez besoin de payer 35% du montant. Et c'est un chiffre très élevé", a-t-il souligné. "Nous ne proposons pas que ce soit zéro", a-t-il poursuivi, "mais je pense que ça doit être raisonnable".

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