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USA: les abus sexuels "trahissent la confiance" dans l'armée (général)

16/05/2013 02:40 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

Les violences sexuelles dans l'armée américaine, confrontée à une recrudescence du phénomène, "trahissent la confiance" placée dans les forces militaires et "ne peuvent être tolérées", a affirmé jeudi le patron de l'armée de Terre, le général Ray Odierno.

Dans un message délivré à l'ensemble de l'US Army, le chef d'état-major constate que l'institution "échoue dans ses efforts pour combattre les agressions et le harcèlement sexuel" dans ses rangs.

"Il est temps de faire de ce combat notre mission première", annonce-t-il à quelques heures d'une réunion à la Maison Blanche consacrée à ce sujet.

"Notre armée est fondée sur la confiance -la confiance entre les soldats et les chefs que chacun prendra soin de l'autre. Les récentes affaires d'agressions et de harcèlements sexuels ont trahi cette confiance", assène-t-il, appelant les responsables d'unités "à tous les niveaux" à prévenir et réprimer ces abus.

Face à la succession de révélations d'affaires d'abus sexuels impliquant des militaires, le président Barack Obama a convoqué jeudi après-midi à la Maison Blanche tous les responsables du Pentagone: le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, le plus haut gradé américain le général Martin Dempsey, ainsi que les patrons civil et militaire de chacune des branches de l'armée américaine.

Mardi, l'US Army a annoncé avoir ouvert une enquête contre un sergent, pourtant chargé de la prévention contre les violences sexuelles. Il est soupçonné d'avoir agressé sexuellement une subordonnée et de l'avoir contrainte à se prostituer.

La semaine passée, un officier de l'Air Force, également chargé de la prévention contre les violences sexuelles, a été interpellé en état d'ébriété après avoir agressé sexuellement une femme sur un parking.

Les abus sexuels dans l'armée sont en recrudescence, selon un rapport du Pentagone. Leur nombre s'est élevé à 3.374 cas en 2012, en augmentation de 6% par rapport à l'année précédente. Mais elles sont "loin d'être systématiquement rapportées auprès des autorités", précise le rapport.

mra/are

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