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États-Unis: Barack Obama tente de répondre à trois controverses

16/05/2013 04:32 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a tenté de réparer les pots cassés, jeudi, dans un trio de controverses qui fait couler beaucoup d'encre aux États-Unis.

Il s'est engagé à collaborer avec le Congrès pour s'assurer que l'agence fédérale de l'impôt (IRS) n'abuserait pas de ses pouvoirs, en plus de faire pression pour que plus d'argent soit alloué au renforcement de la sécurité des diplomates américains à l'étranger, afin d'éviter d'autres scénarios comme la tragédie de Benghazi, survenue en Libye l'an dernier.

M. Obama s'est également engagé à trouver un équilibre entre la sécurité intérieure et la liberté de la presse, en réponse à la levée de boucliers qui a suivi la saisie, par le gouvernement, des relevés de téléphone de l'Associated Press.

Dans une tentative de reprendre le contrôle dans ces dossiers, le président a annoncé la publication, plus tôt cette semaine, d'une série de documents en lien avec les attentats terroristes à l'ambassade américaine de Benghazi, et a demandé la démission du patron de l'IRS, Steven Miller. Ce dernier a quitté ses fonctions mercredi.

M. Obama avait abordé lundi la controverse de l'IRS, qui aurait ciblé dans ses enquêtes des entreprises liées au Tea Party, mais ses propos prudents avaient été jugés insatisfaisants par plusieurs. Il avait aussi répété à de multiples reprises qu'il attendrait d'avoir la confirmation de la véracité des allégations entourant l'IRS, et ce, même si de hauts responsables avaient déjà reconnu la pratique controversée de l'agence.

Lors d'un point de presse tenu à la Maison-Blanche en présence de son visiteur, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, M. Obama a tenté jeudi de minimiser les critiques des républicains dans la façon dont son administration a traité l'affaire de Benghazi, qui s'était soldée par la mort de quatre Américains — dont l'ambassadeur américain en Libye Chris Stevens. Le président a appelé le Congrès à collaborer avec la Maison-Blanche pour que plus d'argent soit alloué à la sécurité des diplomates.

Il a aussi abordé l'affaire de la saisie des comptes téléphoniques de reporters et de pupitreurs de l'agence de presse Associated Press, en lien avec une enquête sur de nouvelles fuites. M. Obama a indiqué qu'il ne commenterait pas ce cas précis, ajoutant toutefois que ce dossier démontrait l'importance de trouver le bon équilibre entre la sécurité et le droit de la population d'être informée. Le président a ajouté qu'il ne présenterait toutefois pas d'excuses pour avoir voulu protéger de l'information confidentielle.

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