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Star Trek: Vers les ténèbres, un film explosif et spectaculaire! (PHOTOS)

16/05/2013 05:00 EDT | Actualisé 16/05/2013 05:17 EDT
Courtoisie

Le dernier J.J. Abrams (Super 8, Mission : Impossible III) est véritablement un objet de son temps. Y règne une ambiance post-11 septembre où les menaces terroristes intergalactiques sont omniprésentes. Bienvenue dans le monde du nouveau Star Trek : Vers les ténèbres, une suite tonitruante au premier film de la nouvelle franchise. Préparez-vous à retrouver Kirk, Spock, Bones et Scotty dans une aventure inédite en 3D menée tambour battant. Les «Trekkies» vont adorer !

Les scénaristes Alex Kurtzman, Damon Lindelof et Roberto Orci ont d’ailleurs orchestré une histoire palpitante tout en restant fidèles à l’esprit des personnages créés par Gene Roddenberry il y a 49 ans.

Et le film commence fort. En guise d’introduction, la première séquence aux mouvements de caméra amples et nerveux nous transporte sur une lointaine planète sur le point d’être anéanti. Une course contre la montre s’engage alors pour le mythique vaisseau U.S.S. Enterprise. Mais rapidement, la dure réalité rattrape les membres de l’équipage.

Car la Fédération des planètes unies doit faire face aux menaces terroristes d’un nouveau venu prénommé John Harrison. Les archives prétendent qu’il est un ancien soldat d’élite qui aurait depuis changé de camp. En effet, nourri par une bien mystérieuse colère, celui-ci n’hésite d’ailleurs pas à s’en prendre directement à Starfleet, l’institution responsable de la défense dont il élimine une partie des officiers lors d’une attaque violence en plein cœur de Londres. Après un autre attentat ravageur qui détruit une partie de la flotte de Starfleet, le criminel se réfugie sur Qo’nos, un astre inhospitalier situé aux confins de la galaxie et administré par les brutaux Klingons.

C’est alors que le Capitaine Kirk (Chris Pine) reçoit l’autorisation de l’Amiral Marcus d’aller traquer le renégat sans savoir encore que sa rencontre avec le terrible fugitif cache en réalité une autre identité, bien plus effroyable encore. Aidé de son second Spock (Zachary Quinto), Kirk reprend les commandes de l’U.S.S. Enterprise et file à la vitesse de la lumière vers une mort certaine…

On s’en souvient bien. Les admirateurs de la franchise avaient J.J. Abrams à l’œil lorsque ce dernier avait entrepris sa première incursion en 2009 dans l’univers hyper balisé de la série culte qui compte maintenant douze longs métrages. Beaucoup se demandaient comment le réalisateur pouvait prétendre renouveler la franchise sans en sacrifier l’âme. Un peu présomptueux, il était allé jusqu’à nommer son «prequel» du nom générique de Star Trek, comme pour signifier aux millions de fans à travers le monde que c’était là le début d‘une nouvelle ère.

Situé dans un espace-temps parallèle, le cinéaste s’était amusé à réécrire l’histoire et surtout les origines de Kirk et une partie de la jeunesse tourmentée du Vulcain Spock. Au final, J.J. Abrams s’en était sorti avec les grands honneurs en signant un très bon divertissement aux multiples rebondissements.

Autant le dire, son second opus Star Trek : Vers les ténèbres continue dans la même veine en approfondissant toujours un peu plus la relation d’amitié qui unit Kirk avec Spock. Ces deux-là apprennent à s’apprécier malgré des différences de caractère parfois aux antipodes. Les situations souvent cocasses ne manquent pas d’humour tant certains moments comiques jurent avec l’atmosphère apocalyptique et enrichissent l’ensemble de l’œuvre.

Du reste, tout le talent du réalisateur se trouve dans la combinaison harmonieuse entre l’horreur et la légèreté. À ce titre, la présence charismatique de l’acteur britannique Benedict Cumberbatch en très méchant personnage donne du coffre au récit. Son regard à la fois doux et reptilien brouille les pistes. On ne sait jamais à qui l’on a vraiment à faire jusqu’au dénouement. De plus, le souci du détail force le respect. Les décors sont magnifiques et les effets spéciaux impressionnent par leur réalisme, en particulier lors des scènes d’actions qui n’en finissent plus.

On pourrait facilement reprocher au film ses tendances manichéennes à schématiser à gros trait le combat entre le bien et le mal. Mais ne boudons pas trop notre plaisir. Le film est d’abord un gros spectacle survitaminé qui a surtout l’objectif de nous éblouir et de nous amuser. Sur ce point, le pari est réussi.

Star Trek Into Darkness – Paramount – Science-fiction – 133 minutes – Sortie en salles le 16 mai 2013 – États-Unis.

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