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Rien ne va plus à Loto-Ontario

16/05/2013 07:55 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

Le président-directeur général de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario, Paul Godfrey, quitte ses fonctions et six membres du conseil d'administration de l'organisme démissionnent en bloc, en guise de protestation.

Le ministre des Finances, Charles Sousa, a annoncé le départ de M. Godfrey jeudi, au moment où la qualité des relations de ce dernier avec le gouvernement de Kathleen Wynne avait atteint un creux.

En conférence de presse, Paul Godfrey a expliqué qu'il s'était fait demander sa démission par le ministre Sousa, sans plus d'explications. Il a affirmé avoir appris que son remplacement était imminent par les médias, ajoutant que cela pourrait décourager d'autres gens d'affaires de choisir le service public.

M. Godfrey s'est notamment défendu au sujet des primes versées aux dirigeants de la Société des loteries, qui ont fait l'objet de critiques, affirmant qu'elles avaient été approuvées par le gouvernement.

Choisi en 2010 par le premier ministre de l'époque, Dalton McGuinty, l'ancien président des Blue Jays de Toronto entretenait également de bonnes relations avec le ministre des Finances d'alors, Dwight Duncan.

Paul Godfrey a indiqué que la première ministre Wynne lui avait elle-même indiqué qu'elle avait besoin d'une nouvelle direction pour mener à terme l'expansion des casinos, un projet qu'il avait piloté depuis le début.

M. Godfrey souhaitait implanter plusieurs nouveaux casinos dans la province. Il semblait vouloir privilégier la ville de Toronto en ce qui a trait aux montants de redevances liés au projet. Le maire de la Ville Reine, Rob Ford, espérait une somme de l'ordre de 100 millions de dollars par année. Paul Godfrey a indiqué que le montant prévu était de 50 à 100 millions de dollars, donnant raison au maire sur le fait que la viabilité du projet en dépendait.

Mais peu après son arrivée à la tête du Parti libéral, la première ministre Wynne a demandé de revoir cette formule de financement pour que toutes les villes soient traitées également. M. Godfrey a confirmé que cette controverse avait été le début de la fin.

Le PDG démissionnaire a ajouté que lui et Mme Wynne n'étaient pas sur la même longueur d'ondes et que cette raison lui aurait suffi comme explication pour cette démission forcée.

Le Nouveau Parti démocratique ontarien a déclaré que les libéraux avaient nommé Paul Godfrey pour privatiser le jeu en Ontario, et qu'ils s'en débarrassaient maintenant que cela avait mal tourné.

Avec les informations de Christian Noël

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