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Obama et Erdogan pour faire pression sur Assad mais pas de "formule magique"

16/05/2013 02:13 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

Barack Obama et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont promis jeudi de continuer à faire pression sur le régime de Bachar al-Assad mais le président américain a reconnu qu'il n'existait pas de "formule magique" pour mettre fin au conflit en Syrie.

"Nous allons continuer à faire monter la pression sur le régime d'Assad et à coopérer avec l'opposition syrienne. Le Premier ministre (Erdogan) a été en pointe dans les efforts de la communauté internationale pour obtenir une transition vers une Syrie démocratique, sans Bachar al-Assad", a remarqué M. Obama lors d'une conférence de presse avec son hôte.

Saluant la "générosité extraordinaire" des Turcs qui ont accueilli quelque 400.000 réfugiés syriens sur leur sol, M. Obama a souligné que "la Turquie va jouer un rôle important au moment où nous réunissons des représentants du régime et de l'opposition dans les prochaines semaines".

Il faisait allusion au processus dit "de Genève" relancé la semaine dernière à l'instigation de Washington et de Moscou, protecteur jusqu'ici indéfectible du régime Assad. Ce processus prévoit l'organisation d'une conférence internationale consacrée à une transition politique en Syrie.

Mais ni la Russie ni le régime syrien n'acceptent l'idée que M. Assad soit exclu d'une telle transition, ce qui constitue en revanche une condition préalable pour les rebelles.

"Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait qu'Assad doit partir", a rappelé M. Obama à côté de M. Erdogan. "Il faut qu'il transmette le pouvoir à une autorité de transition, c'est la seule façon dont nous allons résoudre cette crise".

"Le plus tôt sera le mieux", a encore assuré M. Obama.

Mais "il n'y a pas de formule magique face à une situation extraordinairement violente et compliquée comme celle de la Syrie", a-t-il ajouté. "Si c'était le cas, je pense que le Premier ministre (Erdogan) et moi-même aurions déjà pris des mesures et ce serait déjà fini", a fait valoir le président américain.

"Au lieu de cela, il nous faut faire subir une pression constante (sur le régime), renforcer l'opposition. Je pense que la perspective de pourparlers à Genève (...) peut aboutir à des résultats", a-t-il espéré.

Concernant le recours présumé du régime Assad à ses armes chimiques, dont M. Obama avait affirmé qu'il s'agirait d'une "ligne rouge", le président américain s'est dit prêt à prendre si nécessaire "des mesures supplémentaires, aussi bien diplomatiques que militaires, parce que ces armes chimiques en Syrie menacent aussi notre sécurité à long terme, ainsi que nos alliés et voisins".

De son côté, M. Erdogan, qui avait récemment appelé M. Obama à durcir sa position face à Damas, a affirmé que "mettre fin à cette situation sanglante en Syrie et répondre aux demandes légitimes (des Syriens) en établissant un nouveau gouvernement sont deux volets sur lesquels nous sommes totalement en accord avec les Etats-Unis".

tq/jca

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