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Les garderies privées tenteront d'éviter les sanctions brandies par Léger

16/05/2013 01:14 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

QUÉBEC - Menacées de sanctions financières, les garderies privées subventionnées tenteront de les éviter tout en maintenant leur programme de manifestations, la semaine prochaine, contre les compressions gouvernementales.

Le président de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), Sylvain Lévesque, a déclaré que ses membres garderont leurs portes ouvertes, mercredi prochain, tout en demandant aux parents de ne pas déposer leurs enfants dans les établissements.

Lors d'une entrevue téléphonique, M. Lévesque a affirmé que les sanctions brandies par la ministre de la Famille, Nicole Léger, visent à les empêcher de manifester.

«Je suis furieux, c'est honteux qu'on nous empêche de manifester, on veut nous retirer notre droit d'exprimer notre opposition», a-t-il dit.

M. Lévesque a expliqué que ses membres n'ont pas les moyens de se priver des revenus qu'ils perdraient en fermant leurs portes.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, Mme Léger a annoncé que les garderies privées subventionnées s'exposeront à des sanctions si elles fermaient leurs établissements.

«Jamais je ne tolérerai que les parents soient pris en otage par leurs moyens de pression, a-t-elle dit en point de presse. Je les avise que des sanctions s'appliqueront si elles mettent leurs menaces à exécution.»

Les garderies privées s'exposeraient à une pénalité de 2500 $ si elles ferment leurs portes le mercredi 22 mai prochain. Elles perdront en plus 50 pour cent de leur subvention pour cette journée et cette sanction ira croissante, soit 75 pour cent pour une deuxième journée de fermeture et 100 pour cent après une troisième.

«Dans l'entente de subvention que j'ai, ils ne peuvent pas fermer, ils doivent donner les services à la population», a dit la ministre.

Selon Mme Léger, les solutions proposées par l'Association des garderies privées du Québec pour éviter les compressions ne sont pas réalistes.

«Je n'accepterai pas que les parents et les enfants fassent les frais de leur entêtement, a-t-elle dit. Ce qu'ils disent, ce n'est pas sérieux, je ne changerai pas des CPE en garderies privées.»

La ministre a soutenu jeudi que les coupes exigées représentent en moyenne 21 000 $ par garderie privée de 60 places, sur un budget d'environ 675 000 $ par établissement.

L'AGPQ demande à Québec de reculer sur les compressions totalisant 15 millions $ dans le réseau des garderies subventionnées. Le regroupement propose de récupérer 560 places promises aux CPE de manière à éviter à l'État des dépenses pour leur création.

Mme Léger a soutenu qu'elle a déjà réduit l'effort demandé aux garderies privées subventionnées, qui totalisait au départ 18 millions $.

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