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Le pétrole finit en hausse à New York, profitant d'une baisse du dollar

16/05/2013 02:54 EDT | Actualisé 16/07/2013 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont terminé en hausse jeudi à New York, bénéficiant, outre d'un rebond technique, d'un accès de faiblesse du dollar après des indicateurs économiques décevants aux Etats-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin a avancé de 85 cents à 95,16 dollars.

Face "à un tableau plutôt sombre sur le plan des indicateurs économiques ce matin" aux Etats-Unis, le WTI a bénéficié d'un regain d'intérêt du marché, en raison "notamment d'une baisse du dollar au cours de la séance", a noté David Bouckhout, de TD Securities.

En effet, la baisse du billet vert renforce l'attractivité des actifs libellés dans cette monnaie, comme le brut, qui deviennent plus accessibles à des investisseurs munis d'autres devises.

Selon cet expert en matière première, les prix du brut texan ont également su tirer parti de raisons techniques, comme une baisse de l'écart des prix entre le Brent de Londres et le WTI new-yorkais, ou encore un afflux de capitaux après de fortes baisses.

Mais, alors que des inquiétudes sur l'abondance de l'offre et la vigueur de la demande en or noir persistaient, "peu de données de base ont aidé le WTI aujourd'hui".

Les Etats-Unis ont fait part dans la matinée d'une série de statistiques économiques bien moins brillantes que prévu, jetant un froid sur les marchés financiers qui misaient de plus en plus sur une accélération de la reprise américaine.

Sur le front de l'emploi, crucial pour la croissance du pays, et la solidité de la demande en pétrole du premier consommateur mondial d'or noir, les nouvelles inscriptions au chômage la semaine terminée le 11 mai ont affiché une forte hausse (+9,75%), plus nette que prévu par les analystes.

Dans l'immobilier, les mises en chantier de logement ont accusé leur plus forte baisse depuis février 2011 en avril après deux mois consécutifs de hausse. Et après une déception mardi dans la région de New York, l'activité manufacturière de la région de Philadelphie (est des Etats-Unis) est passé en territoire négatif en mai.

Ces mauvaises données étaient cependant reçues par une partie des opérateurs sous un jour favorable car elles allaient dans le sens d'une poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante menée par la Banque centrale américaine (Fed) pour stimuler l'économie du pays.

Dan ce marché, "les mauvaises nouvelles sont aussi de bonnes nouvelles", a ainsi noté Matt Smith, de Schneider Electric.

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